Par : Alex Shabdina
Depuis ce mercredi 18 février 2026, près de deux milliards de musulmans à travers le monde observent le mois sacré du Ramadan, période de jeûne, de prière et de purification spirituelle. Du lever au coucher du soleil, les fidèles s’abstiennent de nourriture, de boisson et de relations sexuelles. Au-delà de ces privations, le Ramadan est avant tout un exercice moral invitant à la patience, à la discipline, à la solidarité et à l’abandon des comportements violents ou injurieux.
Dans un contexte mondial marqué par des crises sécuritaires et géopolitiques persistantes, le Ramadan 2026 porte un message universel de paix, relayé par plusieurs leaders religieux et politiques.
À New York, le Secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a souligné que « le Ramadan est un moment propice pour construire des ponts entre les communautés et renforcer la compassion à l’échelle mondiale ».
Depuis Rome, le pape Léon XIV a rappelé que « le Ramadan est une période de purification spirituelle et d’attention envers les plus démunis », y voyant une opportunité pour chrétiens et musulmans de promouvoir la coexistence pacifique.
Aux États-Unis, la Maison Blanche a mis en avant les valeurs universelles de foi, de discipline et de service communautaire. Le président Donald Trump a, pour sa part, déclaré que « le Ramadan rappelle l’importance du respect mutuel et de la paix dans des sociétés diverses ».
En République démocratique du Congo, le président Félix Tshisekedi a exhorté les musulmans à faire de ce mois sacré un temps de prière pour la cohésion nationale et la stabilité, soulignant le rôle central des confessions religieuses dans les processus de réconciliation.
Même le sport professionnel s’adapte à cette réalité spirituelle. La Ligue des champions de l’UEFA a prévu des pauses durant certains matchs afin de permettre aux joueurs musulmans de rompre leur jeûne, illustrant le respect croissant de la diversité religieuse.
Dans la province de l’Ituri, marquée par des tensions persistantes, le Ramadan revêt une dimension particulière. À Bunia, Sheikh Shukurani Byarufu, représentant provincial de la communauté musulmane, a rappelé que « le Ramadan est une école de patience et de paix », appelant à renforcer la solidarité et la réconciliation entre les communautés.
Pour les fidèles, le Ramadan dépasse ainsi la dimension individuelle. En associant jeûne, discipline et valeurs morales, ce mois sacré s’impose comme un levier mondial de paix, reliant New York, Rome, Washington, Kinshasa et Bunia autour d’un même message d’harmonie et de respect mutuel.
Les appels des dirigeants politiques et religieux rappellent enfin que la paix durable commence par la discipline intérieure, transformant la spiritualité individuelle en une force collective au service d’un monde plus juste.
![]()










