La sonnette d’alarme est tirée par la sous-coordination de la société civile locale. Le passage sur l’un des axes économiques majeurs de la région est désormais gravement perturbé. Le pont Awino, point de jonction vital entre le centre de Chukudiyo et Uguro-Kin-Goth, se trouve dans un état de délabrement très avancé. Face au risque imminent d’effondrement de l’ouvrage, une mesure de sécurité stricte a été instaurée. Le trafic est désormais interdit à tous les véhicules sur le tronçon reliant le centre commercial de Ndrele-Ndama à la chefferie des Panduru. L’objectif est de prévenir tout accident grave et de préserver ce qui reste de la structure, en attendant des travaux d’urgence. À ce jour, seuls les engins à deux roues sont autorisés à franchir le pont. La société civile appelle à une intervention rapide des autorités compétentes pour la réhabilitation de cet ouvrage d’intérêt général, essentiel à la mobilité et aux échanges économiques dans la zone. Par conséquent, les conducteurs de véhicules sont priés d’emprunter les axes de contournement afin d’éviter la zone à risque. La plus grande prudence est recommandée aux abords de l’ouvrage, et le strict respect des consignes de sécurité demeure impératif pour prévenir tout drame humain. Dieudonné Uyirwoth Jakwong’a
La Sous-division de l’Éducation Irumu 1 est sortie de son silence à travers un point de presse tenu ce jeudi 30 avril 2026, en réaction aux déclarations de l’acteur politique Munyanderu au sujet du fonctionnement des écoles sur l’axe Komanda–Luna. Dans ce document officiel, les autorités éducatives affirment avoir pris très au sérieux les préoccupations soulevées concernant les retards et absences observés dans certains établissements scolaires. Soucieuses de faire la lumière sur la situation, elles indiquent avoir mené une enquête approfondie sur le terrain afin d’en identifier les causes réelles. Selon les conclusions présentées, le dysfonctionnement constaté ne résulte pas d’une négligence volontaire, mais plutôt de plusieurs facteurs contextuels. Parmi ceux-ci, le climat sécuritaire instable et les rumeurs persistantes évoquant une possible incursion des rebelles ADF dans la région ont créé une psychose au sein des familles et du personnel enseignant. Cette situation a entraîné des absences préventives dans certaines écoles. À cela s’ajoute un déficit de supervision pédagogique, lié notamment à l’insuffisance d’inspecteurs dans la sous-division. Ce manque de suivi régulier fragilise l’encadrement des établissements scolaires concernés. Par ailleurs, la complexité de la gouvernance locale, caractérisée par la coexistence de plusieurs autorités, ralentit parfois la circulation des informations administratives.Face à cette situation, la Sous-division Irumu 1 appelle à une approche plus constructive dans la gestion des problèmes liés à l’éducation. Elle recommande notamment de privilégier l’alerte au niveau local avant toute médiatisation, afin de permettre aux autorités compétentes de réagir efficacement. Elle insiste également sur la nécessité de renforcer la communication entre les acteurs politiques, les autorités scolaires et la communauté. Dans sa conclusion, l’administration éducative réaffirme son engagement à garantir le droit à l’éducation malgré les défis sécuritaires et logistiques. Elle invite les leaders d’opinion à faire preuve de responsabilité et à encourager le dialogue, dans l’intérêt supérieur des élèves. « L’éducation est l’affaire de tous », souligne le document, appelant à une collaboration sincère entre toutes les parties prenantes pour stabiliser durablement la situation scolaire sur l’axe Komanda–Luna. Jean Claude BARAKA
Tsere, dans la province de l’Ituri, Une dynamique encourageante en faveur de la paix prend forme dans la chefferie des Bahema d’Irumu. Ce jeudi 30 avril 2026, l’ONGD ACIAR Asbl a organisé un Barza communautaire à Tsere, dans le cadre du projet « Soutien au processus de paix et à la stabilité des territoires de l’est de la République démocratique du Congo ». Ce forum de dialogue, réunissant autorités locales, leaders communautaires et ex-combattants, a connu la participation de 70 personnes, dont 30 femmes. Cette initiative, financée par l’Union européenne et l’appui technique de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), visait à recréer un climat de confiance dans une zone encore marquée par des tensions intercommunautaires et des effets du désengagement des éléments des groupes armés. Tout au long des échanges, les participants ont abordé sans détour les défis sécuritaires et de gouvernance qui affectent leur quotidien. Plus de vingt problématiques ont été identifiées, parmi lesquelles trois priorités majeures se dégagent pour orienter les actions de consolidation de paix dans leur entité : Le renforcement des relations civilo-militaires : les communautés ont dénoncé les tracasseries persistantes sur plusieurs axes, notamment à Chabusiku, Tutu et au pont Shari, Ngbandayi, etc. Elles appellent à une amélioration du comportement de certains éléments des FARDC afin de restaurer la confiance envers les forces de sécurité. La gestion des conflits fonciers : considérée comme une source majeure de tensions, la question foncière nécessite, selon les participants, des dialogues approfondis sur les mécanismes légaux et coutumiers d’accès à la terre. L’acceptation des ex-combattants : la méfiance demeure entre populations locales et démobilisés. Les participants recommandent des échanges directs afin de favoriser une réintégration réussie et durable. Au-delà de l’analyse des défis, cette rencontre a également permis de redynamiser les Comités locaux de paix (CLP). Douze membres, reconnus pour leur intégrité et leur rôle fédérateur, ont été désignés pour relayer les messages de paix au sein des communautés. Pour les organisateurs, ce Barza marque le début d’un processus appelé à s’étendre progressivement dans les territoires d’Irumu et Djugu.« Ce cadre favorise la libre expression des communautés et renforce leur appropriation du processus de paix. Le dialogue reste la clé pour réduire les tensions et bâtir une stabilité durable », a souligné M. Honoré Asimwe, Coordinateur de L’ACIAR. De leur côté, les ex-combattants ont insisté sur la nécessité de sensibiliser et dialoguer davantage avec la population à leur nouvelle condition en tant que civils. « Nous ne sommes plus des combattants », a rappelé M. Byaruhanga, appelant à une meilleure acceptation au sein des communautés. D’autres activités similaires sont prévues afin de consolider la cohésion sociale et accompagner durablement les efforts de paix dans cette partie de la province de l’Ituri. DjoDjo Djamba
À Bunia, l’Inspection Provinciale des Finances de l’Ituri (IPFI) a publié, ce 30 avril 2026, un communiqué officiel visant à clarifier les modalités de perception des taxes liées aux transactions immobilières dans la province. Dans ce document, l’IPFI indique que, conformément à l’Ordonnance-loi n°18/004 du 13 mars 2018 et à l’arrêté provincial n°01/008/PROGOU/PI/2026 du 18 février 2026, la Direction Générale des Recettes de la Province de l’Ituri (DGRPI) est la seule habilitée à percevoir certains droits relatifs aux ventes de parcelles et d’immeubles. Parmi ces droits, figure notamment une quotité de 3 % applicable à toutes les ventes de biens immobiliers non encore enregistrés aux titres immobiliers. À cela s’ajoute un droit de 3 % sur la valeur de l’immeuble vendu, exigé lors de la mutation des titres au nom de l’acheteur. L’IPFI dénonce par ailleurs des pratiques illégales observées dans plusieurs entités territoriales, où certains responsables locaux s’arrogent indûment le droit de percevoir jusqu’à 10 % sur les transactions immobilières. Une situation qualifiée de faute administrative et d’escroquerie, au regard des textes légaux en vigueur. Le communiqué précise également qu’en dehors de l’authentification de l’acte de vente par le notaire, aucune autre autorité n’est habilitée à percevoir ces taxes, en dehors de la DGRPI. Toute perception parallèle est considérée comme une double taxation et une tracasserie pour les citoyens. En conclusion, l’IPFI appelle les assujettis à se conformer aux dispositions légales en versant les droits dus exclusivement à la DGRPI, afin d’éviter toute irrégularité. Rédaction
La Journée nationale de l’enseignement a été célébrée ce jeudi 30 avril 2026 à travers toute la République démocratique du Congo, mettant en lumière le rôle essentiel de l’éducation dans le développement du pays. Dans la sous-division d’Irumu 1, cette journée a été marquée par une forte mobilisation des enseignants et des élèves, venus nombreux participer aux activités commémoratives organisées à l’église catholique du secteur de l’Implantation, située à Irumu-Centre, chef-lieu du territoire portant le même nom. Dans une ambiance à la fois solennelle et conviviale, les participants ont pris part à une célébration axée sur la reconnaissance du travail des enseignants, souvent qualifiés de « soldats de la craie » en raison de leur engagement quotidien dans la formation de la jeunesse. Cette rencontre a également été une occasion importante de rappeler que l’éducation demeure un pilier fondamental du développement durable et de la stabilité de la région. Les différents intervenants ont, à cet effet, insisté sur les nombreux défis auxquels fait face le secteur éducatif, notamment l’insécurité persistante, le manque d’infrastructures adéquates, ainsi que la nécessité de promouvoir une éducation inclusive, accessible à tous les enfants. Malgré ces difficultés, les enseignants ont été encouragés à poursuivre leur noble mission avec courage, détermination et professionnalisme. Cette célébration s’inscrit dans le cadre du thème national :« Lever les obstacles à l’édification d’un système éducatif résilient et de qualité pour une croissance inclusive et un développement durable ». S’adressant aux enseignants et aux élèves, le chef de la sous-division d’Irumu 1, Kababo Yoga Dieudonné, a souligné que l’année scolaire 2025-2026 traverse une période critique, marquée notamment par l’insécurité ayant perturbé le calendrier scolaire, ainsi que par la reconstruction progressive des infrastructures éducatives. Il a toutefois salué l’engagement des enseignants, affirmant que leur détermination constitue une preuve que l’éducation reste l’arme la plus puissante pour transformer la province et contribuer à la stabilisation de la région. Jean Claude BARAKA
À Bunia, les élèves du complexe scolaire Léopoldville ont pris part, ce mercredi 29 avril, à une séance de sensibilisation axée sur la drépanocytose et l’utilisation de l’intelligence artificielle. Cette activité s’inscrit dans le cadre de la Semaine de la science, une initiative visant à promouvoir la culture scientifique auprès des jeunes. Organisée par l’IIP, en collaboration avec le ministère de l’Éducation nationale et mise en œuvre localement par l’ONG OFDA, cette rencontre avait pour objectif d’éveiller l’esprit critique des apprenants, de stimuler leur curiosité scientifique et de susciter des vocations. Les intervenants ont particulièrement mis en lumière l’importance de la recherche et de l’innovation technologique dans le développement de la société. Prenant la parole à cette occasion, Madame Irène Malekani, coordinatrice de l’ONG OFDA, a insisté sur la nécessité d’outiller les élèves avec des connaissances adaptées aux défis actuels, notamment en matière de santé et de nouvelles technologies. Au sortir de cette activité, plusieurs élèves ont exprimé leur satisfaction. Ils ont salué une initiative enrichissante qui leur a permis de mieux comprendre la drépanocytose, ainsi que les opportunités offertes par l’intelligence artificielle. Certains n’ont pas hésité à partager la quintessence des notions apprises, témoignant ainsi de l’impact positif de cette séance sur leur formation. Cette activité marque une étape importante dans la promotion de l’éducation scientifique à Bunia, en rapprochant les apprenants des enjeux contemporains liés à la santé et à la technologie. DjoDjo Djamba
Arrivé à Bunia dans l’après-midi de ce mercredi 29 avril 2026, dans le cadre des préparatifs du lancement du projet présidentiel « Debout Jeunes Congolais », le Directeur général de l’Agence nationale de développement de l’entrepreneuriat congolais (ANADEC), le professeur Godefroy Kizaba, a animé une conférence à l’Université de Bunia. Devant une forte mobilisation des étudiants, il a présenté les grandes lignes de ce programme ambitieux, tout en appelant la jeunesse à saisir les opportunités offertes pour se lancer dans l’entrepreneuriat. Prenant la parole à son tour, le Coordonnateur général des étudiants de l’Université de Bunia (UNIBU), Tchobidongo C’winyay David, a exprimé sa gratitude pour le choix porté sur son institution dans le cadre de cette sensibilisation. « Nous remercions sincèrement les autorités pour avoir pensé à l’Université de Bunia dans cette dynamique qui vise à éveiller la conscience entrepreneuriale des étudiants », a-t-il déclaré. Confiant quant à l’impact des initiatives en cours, il a également rassuré sur la capacité des étudiants à s’inscrire dans cette vision : « Avec des projets comme “Unibu Connect”, nous sommes convaincus que cette dynamique va porter des résultats concrets. Les étudiants doivent saisir cette opportunité pour entreprendre et préparer leur avenir », a-t-il ajouté. De son côté, le DG de l’ANEDEC a insisté sur la nécessité pour les jeunes de ne pas attendre la fin de leurs études pour se lancer dans le monde professionnel, mais de développer dès maintenant des initiatives créatrices de valeur. Cette convergence entre l’appel des autorités et l’engagement des étudiants positionne l’Université de Bunia comme un cadre propice à l’émergence d’une jeunesse entreprenante, prête à relever les défis du développement. DjoDjo Djamba
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