La scène politique en Ituri connaît une nouvelle zone de turbulence. Dans une publication récente, Me Mokili Mungunuti David, surnommé « Sentinelle de la République », a réagi à l’éjection de l’Honorable Christine Feza de la présidence du Conseil d’Administration de la SOKIMO.
Cette annonce intervient dans un contexte déjà marqué par le départ du Vice-ministre et digne fils et figure emblématique de la scène politique de l’Ituri l’hon Samy Adubango, alimentant les débats sur la stabilité et la longévité des Ituriens dans les Instituttions, entreprises et services publics à Kinshasa. Le départ de Samy Adubang’o a déçu et encore celui de l’Hon Feza vient enfoncer le clou dans cette plaie.
Une déclaration qui interpelle
Dans son message, Maître Mokili évoque «une province maîtrisable aux yeux de Kinshasa » et qui serait, selon ses propos, «progressivement effacée sur la scène politique du pouvoir central».
Une déclaration forte qui traduit une inquiétude face aux changements successifs observés au sein des institutions et entreprises stratégiques à Kinshasa avec une participation quasi inexistante de l’Ituri.
Selon lui le fait que le Nord Kivu peut avoir 6 Ministres contre un pour l’Ituri est inquiétant et contraire à la Constitution par rapport à la représentation équitable surtout que l’Ituri est toujours marginalisée, maitrisée et discriminée aux yeux de tous car les Ituriens nommés le sont par hasard et pas par conviction programme.
Figure engagée dans le débat public, celui que certains appellent « la Sentinelle de la République » s’érige régulièrement en observateur critique et estime que Ituri semble être une Province non prioritaire aux yeux de Kinshasa mais accessoire ou on peut attribuer ou pas des gâteaux c’est rien.
La SOKIMO, un enjeu stratégique,acteur clé du secteur minier en Ituri, la SOKIMO occupe une place centrale dans l’économie provinciale.
Toute modification à la tête de la Sokimo sans un Iturien ne devait que susciter naturellement des interrogations et réactions.
Vers quelles perspectives ?
Alors que les réactions continuent d’émerger, la population attend des clarifications officielles afin de comprendre les raisons exactes de ces décisions qui écartent toujours l’Ituri et leurs implications pour l’avenir de la province.
Dans un contexte sécuritaire et économique déjà fragile, la question de la stabilité institutionnelle demeure plus que jamais au cœur des préoccupations en Ituri.
Djodjo Djamba
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