À l’occasion de la Journée internationale du Travail célébrée ce vendredi 1er mai 2026, les charretiers de Bunia lancent un appel poignant pour leur reconnaissance, dans un contexte marqué par la montée en puissance des motos à trois roues, communément appelées tricycles où Triporteur.
Autrefois piliers du transport local, ces travailleurs vivaient dignement de leur activité. Aujourd’hui, leur réalité est bien différente.
Confrontés à une concurrence jugée déloyale et à une baisse considérable de la clientèle, beaucoup peinent à subvenir aux besoins de leurs familles.
Sous le soleil ardent ou la pluie, ces hommes continuent pourtant de pousser ou tirer leurs charrettes, transportant sacs de marchandises et autres charges lourdes. Un travail pénible, souvent mal rémunéré, qui impacte directement leur santé et leurs conditions de vie.
« Nous souffrons beaucoup. Parfois, on travaille toute la journée sans gagner assez pour nourrir la famille », confie un charretier rencontré au marché central de Bunia.
Malgré leur rôle essentiel dans certains coins où les tricycles n’accèdent pas facilement, ils se sentent de plus en plus négligés, voire invisibles aux yeux de la société et des autorités.
En cette journée dédiée aux travailleurs, leur message est clair : ils demandent non seulement à être considérés, mais aussi à bénéficier d’un accompagnement pour améliorer leurs conditions de travail et de vie.
Car derrière chaque charrette, il y a une famille, des responsabilités et une lutte quotidienne pour la survie.
DjoDjo Djamba
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