La Société Civile de l’Ituri dénonce la dégradation de la RN27, le coulage des taxes FONER et exige la résiliation du contrat avec ORC
La Société Civile Forces Vives de l’Ituri (SOCIT) tire la sonnette d’alarme face à la dégradation avancée de la Route Nationale n°27 (RN27), reliant Bunia à Mahagi, ainsi qu’au coulage des recettes au poste douanier de Mahagi.
Dans une lettre ouverte adressée au gouverneur militaire de la province par l’ingénieur Lossa Dieu Donné, la coordination provinciale de la SOCIT exige des mesures urgentes pour mettre fin à cette situation jugée « préoccupante ».
Selon la SOCIT, la circulation sur la RN27 est devenue presque impossible, alors que cette route demeure vitale pour les échanges commerciaux dans la région. Plus de 450 véhicules transportant des marchandises seraient régulièrement bloqués, certains tombant en panne sur le tronçon de 45 km reliant Bunia à Bujoua.
Cette situation a entraîné une légère hausse des prix des produits de première nécessité sur le marché local.La déclaration révèle également de graves irrégularités dans la gestion des recettes douanières au poste de Mahagi.
En août 2025, environ 750 camions-citernes auraient traversé la frontière, mais seuls 163 auraient payé la taxe FONER, représentant un manque à gagner estimé à plusieurs millions de dollars.
Pour la Société Civile, cette situation démontre un coulage massif des recettes publiques, aggravé par le manque de transparence dans la gestion des fonds collectés par la société ORC, chargée de la réhabilitation de la RN27 depuis 2023.
Face à cette situation, la SOCIT recommande :
- La résiliation du contrat liant la province à la société ORC pour sa mauvaise gestion du projet ;- L’ouverture d’une enquête judiciaire sur le coulage des recettes pétrolières du FONER et douanières du FONER au poste de Mahagi ;
- Et une clarification du FONER sur la nature du contrat et la gestion des recettes collectées en Ituri.La Société Civile conclut en appelant les autorités provinciales à « mettre fin au traitement de l’Ituri comme un champ d’exploitation » et à redonner à la population la confiance dans la gestion des ressources publiquespubliques.
Djodjo Djamba
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