Par Alex Shabdina
Le gouvernement congolais assure que le paiement des agents engagés dans la riposte contre Ebola est une priorité. C’est ce qu’a déclaré le Dr Pierre Akilimali Zalagile, Incident Manager de la riposte, lors d’une conférence de presse organisée ce samedi 18 juillet 2026 à l’hôtel Kirikou de Bunia par l’Institut National de Santé Publique. (INSP).
Le responsable de la riposte a reconnu les retards enregistrés dans le paiement des prestataires, tout en rassurant que des solutions sont en cours.
« Le gouvernement est conscient des préoccupations des agents de la riposte concernant leurs rémunérations. Toutes les dispositions sont prises pour que chacun bénéficie de son droit dans les meilleurs délais », a déclaré le Dr Pierre Akilimali Zalagile.
Selon lui, ces retards s’expliquent notamment par le déploiement rapide des équipes au début de l’épidémie, sans un enregistrement complet des effectifs, mais aussi par l’harmonisation des barèmes de rémunération et les difficultés de transfert des fonds vers certaines zones affectées par l’insécurité.
« Nous procédons actuellement à la digitalisation des effectifs afin d’identifier tous les prestataires. Le paiement numérique sera progressivement mis en place pour accélérer et sécuriser les rémunérations », a-t-il expliqué.
Le Dr Akilimali a également appelé tous les acteurs de la riposte à renforcer leur collaboration afin de mieux contenir l’épidémie.
« Notre priorité est de soigner rapidement les personnes malades, de suivre les cas contacts et d’interrompre la chaîne de transmission du virus », a-t-il insisté.»
Il a rappelé que l’Ituri reste l’épicentre de l’épidémie d’Ebola en République démocratique du Congo, avec plus de 90 % des cas enregistrés dans le pays. Les zones de santé de Bunia, Rwampara, Mongbwalu, Nizi et Nyakunde demeurent les plus touchées.
Le responsable de la riposte a enfin annoncé le renforcement des capacités logistiques grâce au déploiement d’ambulances et à l’approvisionnement des structures sanitaires en médicaments et équipements de protection.
«La santé n’a ni couleur politique ni appartenance ethnique. Pour vaincre Ebola, nous devons rester unis et protéger chaque vie », a conclu le Dr Pierre Akilimali Zalagile.»
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