Depuis l’instauration de l’état de siège dans la province de l’Ituri, une relative accalmie sécuritaire s’observe dans plusieurs zones autrefois marquées par une insécurité chronique.
Bien que la situation demeure encore perfectible, plusieurs facteurs expliquent cette amélioration progressive du climat sécuritaire et social.
Le premier élément notable est le renforcement visible de la présence sécuritaire. Le déploiement accru des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et de la Police nationale congolaise (PNC) a eu un effet dissuasif important. Cette présence renforcée a permis de rassurer une partie de la population tout en réduisant considérablement la liberté de mouvement des groupes armés, désormais confrontés à des ripostes plus rapides et plus fermes.
Par ailleurs, la chaîne de commandement plus directe instaurée par l’administration militaire a favorisé une prise de décision plus rapide et une meilleure exécution des opérations sur le terrain. Cette efficacité administrative et opérationnelle a contribué à la stabilisation de certaines zones jadis réputées parmi les plus instables de la province.
On note également une diminution sensible des affrontements intercommunautaires. Même si les tensions n’ont pas totalement disparu, les efforts de médiation menés par les autorités militaires, combinés à la pression sécuritaire, ont permis de freiner les violences ouvertes et d’instaurer un climat de retenue entre les communautés.
Un autre facteur déterminant réside dans le retour progressif de l’autorité de l’État. Dans plusieurs territoires, l’administration publique et les forces de l’ordre ont repris leur fonctionnement normal, redonnant aux populations un sentiment de stabilité et renforçant la confiance envers les institutions étatiques.
Sur le plan socio-économique, la reprise partielle des activités économiques et de la circulation constitue un signal encourageant. La sécurisation de certains axes routiers et centres urbains a favorisé la relance des échanges commerciaux et facilité les déplacements des habitants, réduisant ainsi la peur quotidienne liée aux attaques armées.
Enfin, l’impact psychologique de l’état de siège joue un rôle non négligeable. De nombreux habitants expriment le sentiment que la province n’est plus livrée à elle-même. Cette perception d’un engagement réel de l’État contribue fortement à l’apaisement social et au renforcement du moral des populations.
En définitive, malgré les critiques et les défis persistants, l’état de siège en Ituri a permis d’instaurer une stabilité relative, perceptible tant sur le plan sécuritaire que social, offrant ainsi une lueur d’espoir pour un retour durable à la paix.
Djodjo Djamba
![]()










