Le dossier foncier de Bakongolo, à Bunia chef lieu de la province de l’ituri, continue de susciter de vives tensions entre l’Université anglicane du Congo (UAC) et la jeunesse de la communauté Bira réunie au sein de la mutuelle Zunana.
Après une récente déclaration des jeunes Bira accusant l’université d’« envahissement » et de « spoliation » du terrain du groupement Bakongolo, l’UAC est sortie de son silence ce lundi 16 février 2026 pour livrer sa version des faits.
Dans une déclaration lue par le professeur Yossa Way Jean Faustin, secrétaire général académique, l’institution universitaire affirme avoir acquis la concession « en toute légalité » et détenir un titre foncier délivré par les services compétents de l’État congolais.
L’université rejette catégoriquement les accusations portées contre elle et qualifie certains messages relayés sur les réseaux sociaux de « diffamatoires ».
Selon l’UAC, les travaux entrepris sur le site visent notamment la sécurisation de la concession, l’ouverture d’une voie d’accès au profit des riverains ainsi que l’aménagement d’un espace funéraire communautaire.
L’institution soutient que ces actions s’inscrivent dans une dynamique d’intérêt général et non dans une logique d’appropriation illégitime.
De son côté, la jeunesse Bira maintient ses revendications. Dans sa déclaration antérieure, elle affirmait que le terrain appartiendrait au groupement Bakongolo et dénonçait une occupation irrégulière.
Elle évoquait également de présumées complicités impliquant certaines personnalités locales, accusations qui n’ont, à ce stade, pas fait l’objet de décisions judiciaires.
Face à l’escalade verbale, l’UAC indique se réserver le droit de saisir la justice afin de faire valoir ses droits et protéger son image. Les jeunes, quant à eux, sollicitent l’implication des autorités provinciales de l’Ituri pour, disent-ils, faire toute la lumière sur ce dossier.
Ce différend foncier, désormais porté sur la place publique, met en lumière la sensibilité des questions de propriété et de gestion des terres à Bunia.
Plusieurs observateurs appellent à un traitement transparent et apaisé du dossier afin d’éviter toute exacerbation des tensions communautaires
Rédaction
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