Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, a vibré ce dimanche 10 août lors d’un concert organisé au Stade moderne de Kindia par la maison Salama Bunia.
L’événement, placé sous le signe de la paix, avait réuni trois figures de la scène musicale de l’Est de la RDC : Saimon Corneille de Bunia (Ituri), Demba Nyama Mukali de Beni (Nord-Kivu) et Afande Reddy de Bukavu (Sud-Kivu).
La soirée a débuté dans une ambiance festive avec la prestation très attendue de Saimon Corneille. L’artiste local a conquis le public, venu nombreux pour soutenir cette initiative censée promouvoir l’unité et la réconciliation à travers la musique.
Les choses se sont toutefois compliquées à l’entrée en scène de Demba Nyama Mukali. Alors que l’artiste lançait son show, des projectiles, notamment des bouteilles, ont commencé à fuser depuis la foule, perturbant gravement sa performance et provoquant un climat de tension.
La situation s’est aggravée lorsque Afande Reddy, très attendu par ses fans, n’a pas pu monter sur scène. Selon ses explications, il devait prester à 17h, mais malgré ses appels répétés, les organisateurs auraient volontairement éteint leurs téléphones. Il a dénoncé cette attitude, rappelant qu’il n’est qu’un visiteur à Bunia et qu’il ne connaît pas la ville, ce qui a compliqué son déplacement vers le lieu du concert.
Les nombreux admirateurs d’Afande Reddy, déçus par son absence sur scène, ont exprimé leur colère de manière visible. Des cris, sifflements et mouvements de foule ont éclaté, transformant ce qui devait être un rendez-vous musical en une scène de désordre. L’événement s’est terminé « en queue de poisson », jusqu’à ce que la police intervienne pour disperser la foule à coups de gaz lacrymogènes.
Plusieurs spectateurs ont dénoncé un manque d’organisation et de communication de la part des responsables de l’événement. D’autres ont regretté que ce concert, censé symboliser la fraternité et la paix, se soit achevé dans la confusion et la frustration.
Les organisateurs n’ont pas encore publié de communiqué officiel, mais de nombreux observateurs appellent à mieux encadrer ce type d’événements à l’avenir, afin que la musique demeure un vecteur de rapprochement et non de division.
Djodjo Djamba
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