L’Interprovincial du Syndicat national des inspecteurs de l’enseignement au Congo (SYNIECO) des provinces éducationnelles Ituri 1, 2 et 3 dénonce le non-paiement des primes liées aux évaluations certificatives de l’édition 2025 ainsi que d’autres avantages dus aux inspecteurs et agents de l’enseignement. Dans une correspondance officielle adressée à la ministre d’État en charge de l’Éducation nationale, le syndicat estime que cette situation constitue un traitement discriminatoire à l’égard de la province de l’Ituri.
Selon le SYNIECO, alors que le Gouvernement avait annoncé la prise en charge des frais des évaluations certificatives dans le cadre de la gratuité de l’enseignement, les inspecteurs et agents de l’Ituri affirment n’avoir perçu ni les primes relatives à l’ENAFEP, au TENASOSP, aux sessions ordinaires et hors session des examens d’État, ni d’autres indemnités auxquelles ils ont droit.
Le syndicat regrette que les provinces éducationnelles de l’Ituri soient, selon lui, laissées pour compte, contrairement à celles du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et d’autres provinces éducationnelles du pays qui auraient bénéficié du paiement intégral de ces avantages. Il estime qu’une telle différence de traitement est de nature à créer un sentiment d’injustice et à fragiliser le bon fonctionnement du système éducatif dans la province.
Dans son mémorandum, le SYNIECO réclame le paiement immédiat de toutes les primes impayées ainsi que la régularisation des indemnités liées aux fonctions spéciales. Les inspecteurs demandent également au Gouvernement de placer les agents de l’Ituri sur un même pied d’égalité que leurs collègues des autres provinces du pays.
Le document souligne par ailleurs que les inspecteurs jouent un rôle essentiel dans le contrôle de la qualité de l’enseignement et dans la mise en œuvre de la vision du Chef de l’État en matière d’éducation. À ce titre, le syndicat considère que leurs droits doivent être respectés afin de leur permettre d’accomplir efficacement leur mission.
En guise d’avertissement, le SYNIECO prévient que si aucune solution n’est trouvée dans un bref délai, le Gouvernement national portera l’entière responsabilité des mouvements de contestation qui pourraient découler de cette situation. La correspondance, datée du 1ᵉʳ juillet 2026 à Bunia, a également été transmise à plusieurs autorités nationales et provinciales pour information.

Rédaction
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