Pendant plus de cinq années, l’Ituri a vécu sous le régime exceptionnel de l’état de siège. Une période marquée par des défis sécuritaires majeurs, mais aussi par une mobilisation sans précédent des institutions militaires pour restaurer l’autorité de l’État dans une province longtemps meurtrie par les violences des groupes armés.
À la tête de cette mission figurait le lieutenant-général Johnny Luboya N’Kashama. Mais derrière le commandement militaire se trouvait également un homme devenu au fil du temps la voix officielle des opérations sur le terrain : le lieutenant Jules Ngongo Tshikudi.
L’un dirigeait les opérations. L’autre informait la population.
Durant son mandat, le gouverneur militaire Johnny Luboya a piloté plusieurs offensives contre les groupes armés actifs dans les territoires de Djugu, Irumu, Mambasa et Mahagi. Sous son administration, plusieurs localités ont été récupérées par les FARDC, certains axes routiers stratégiques ont été sécurisés et l’autorité de l’État a progressivement été rétablie dans plusieurs entités jadis abandonnées à l’insécurité.
L’état de siège a également permis le redéploiement progressif des services administratifs dans certaines zones et le retour de nombreux déplacés vers leurs villages d’origine. Bien que les défis sécuritaires demeurent, ces avancées constituent pour plusieurs observateurs des acquis importants de cette gouvernance militaire.
Mais la guerre en Ituri ne s’est pas seulement déroulée sur le champ de bataille.
Une autre bataille s’est imposée : celle de l’information.
Face aux rumeurs, aux manipulations, aux fausses alertes et aux campagnes de désinformation, le lieutenant Jules Ngongo s’est retrouvé en première ligne. Porte-parole des FARDC dans le secteur opérationnel de l’Ituri, il est devenu au fil des années une figure incontournable du paysage médiatique de l’Est de la RDC.
Chaque opération militaire, chaque avancée des FARDC, chaque appel à la collaboration entre la population et les services de sécurité portait sa signature médiatique.
À travers les radios, les télévisions, la presse écrite et les réseaux sociaux, Jules Ngongo a incarné la communication officielle de l’armée. Son discours, souvent ferme mais pédagogique, visait à informer la population tout en combattant les fausses informations susceptibles de fragiliser les efforts de stabilisation.
Les réactions observées ces derniers jours sur les réseaux sociaux témoignent de l’impact laissé par cet officier dans l’opinion publique. Plusieurs citoyens le décrivent comme un serviteur de l’État dévoué, un communicateur professionnel et un collaborateur fidèle du gouverneur militaire Johnny Luboya.
Pour beaucoup, le général Luboya et le lieutenant Jules Ngongo auront formé un binôme qui a marqué l’histoire récente de l’Ituri : l’un à la conduite des opérations sécuritaires, l’autre à la conduite de la bataille de l’information.
Alors que s’ouvre une nouvelle étape pour la province, leurs noms resteront associés à l’une des périodes les plus intenses de la lutte contre l’insécurité en Ituri.
L’histoire retiendra que lorsque l’Ituri traversait l’une de ses périodes les plus difficiles, Johnny Luboya dirigeait les opérations sur le terrain tandis que Jules Ngongo portait chaque jour la voix de l’armée auprès de la population.
Deux hommes, deux missions, un même objectif : la paix et la stabilité de l’Ituri.
Djodjo Djamba
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