Par la voix de son Sous-Coordonnateur, Jacques PITHUA, la sous coordination de la Société Civile exprime sa profonde tristesse et rend un hommage solennel à Uvor keno, un enseignant de haut rang et un bâtisseur de la nation.La perte d’une boussole morale et intellectuelleDans un message empreint de dignité, le Sous-Coordonnateur Jacques Pithua a tenu à souligner l’intégrité exceptionnelle du disparu. Qualifié de « professeur ordinaire » au sens noble du terme, le défunt était avant tout un homme d’une rigueur exemplaire et d’une conscience professionnelle qui faisait de lui une référence au sein de la communauté. Un impact indélébile sur la jeunesse La Société Civile reconnaît en lui un libérateur d’esprits. Jacques Pithua insiste sur l’héritage immatériel laissé par ce maître :L’éveil des consciences : Des milliers de citoyens ont été formés à la lumière de son savoir. La forge des caractères : Des destins transformés avec les valeurs de joie, d’honneur et de dignité.Un vibrant hommage à l’engagement patriotiquePour la coordination de la société civile, l’œuvre du disparu dépasse le cadre académique pour toucher au cœur du développement régional. Jacques Pithua a tenu à rendre grâce pour tout ce que le professeur a accompli :Pour la République et les institutions de l’État. Pour la province de l’Ituri et le territoire de Mahagi.Pour le rayonnement de la communauté Alur. Conclusion et Condoléances En sa qualité de représentant de la société civile, Jacques Pithua adresse ses « condoléances les plus chrétiennes » à la famille éplorée ainsi qu’à tous ceux qui ont été marqués par son passage. Il formule le vœu que ses actions trouvent leur récompense divine à la mesure de son dévouement pour le bien commun. Uyirwoth jakwong’a Dieudonné
Hors du Gouvernement,l’Ex Vice Ministre Samy Adubang’o,plus patriote,milite toujours pour la Paix et veut conserver sa place de politicien majeur pour toute l’Ituri À la faveur des vacances parlementaires consécutives au récent remaniement gouvernemental, l’honorable Samy ADUBANG’O Awotho Samy, député national élu de Mahagi et ancien vice-ministre de la Défense, a séjourné en province de l’Ituri où il a conduit une série d’activités à portée politique, sociale et citoyenne selon Me Mokili Mungunuti David. À la différence de certaines pratiques courantes qui réduisent ces séjours à de simples gestes de distribution de dons matériels, l’honorable Samy ADUBANG’O a opté pour une approche plus globale, étendant ses actions à plusieurs territoires et plaçant au centre de ses préoccupations la paix, la mémoire collective et la cohésion sociale. Mémoire,traditions et reconnaissance communautaire Durant son passage en Ituri, l’élu de Mahagi a honoré la mémoire de plusieurs figures marquantes de la province. Il a notamment rendu hommage au patriarche feu Autsai Asenga Médard, au feu Bhayo, ancien président du Conseil territorial de la jeunesse du territoire d’Aru, ainsi qu’au feu chef de groupement Koc à Djalasiga, pour lequel un mausolée respectueux des traditions Alur a été érigé. Dans la même dynamique, l’honorable Samy ADUBANG’O a annoncé la construction prochaine d’une tombe en mémoire d’une femme vaillante de Djalasiga, un acte salué comme un symbole fort de reconnaissance et de respect des valeurs coutumières. Plaidoyer pour la paix et la sécurité Sur le plan politique et sécuritaire, plusieurs initiatives ont marqué ce séjour. À Aru, l’honorable Samy ADUBANG’O a réuni les chefs coutumiers autour d’un message de paix et de lutte contre l’enrichissement illicite ainsi que contre les projets de déstabilisation attribués à certains acteurs politiques opérant autour des entités de Nzani et Kodo. À Djalasiga, il a pris part à un dialogue populaire de paix, au cours duquel il a dénoncé les violences infligées aux populations civiles par des groupes rebelles, notamment les agressions visant les femmes. À Mahagi, il a échangé avec la jeunesse locale sur les enjeux sécuritaires actuels, appelant à une mobilisation contre le M23 et la Coordination pour la Révolution Populaire (CRP). Actions sociales et initiatives de développement En parallèle des activités politiques, l’honorable Samy ADUBANG’O a financé plusieurs forages d’eau potable à travers différentes entités de la province, répondant ainsi à un besoin vital des communautés locales. À Mahagi, il a également effectué une visite du stade en cours de modernisation, un projet entièrement financé par ses soins à hauteur de 500 000 dollars américains, destiné à renforcer la promotion du sport et l’encadrement de la jeunesse. Une présence politique constante Malgré sa non-reconduction au gouvernement, l’ancien vice-ministre de la Défense demeure actif sur le terrain. À travers ces différentes initiatives, l’honorable Samy ADUBANG’O continue de jouer, selon mon analyse, un rôle politique important dans la défense des institutions de la République et dans la dénonciation des groupes armés responsables de l’insécurité persistante en Ituri. Son action ne se limitera pas aux territoires d’Aru et de Mahagi. D’autres entités de la province devraient également être concernées par ses initiatives dans les jours à venir. L’examen de ces faits montre que le séjour de l’honorable Samy ADUBANG’O en Ituri s’inscrit dans une dynamique d’engagement politique et citoyen, privilégiant des actions structurantes et durables, au-delà des gestes ponctuels à visée électorale. Rédaction
Alors que le soleil déclinait sur Bunia le mercredi 04 février, une lueur s’est éteinte à l’hôpital CEMAM. Le Professeur Gilbert Umvor Keno, géant de la recherche historique en République Démocratique du Congo, a déposé sa plume. Si l’adage africain dit qu’un vieillard qui meurt est une bibliothèque qui brûle, dans le cas d’Umvor Keno, c’est une archive vivante des complexités de l’Est qui s’en va. Là où beaucoup ne voient dans les conflits de l’Est que des cycles de violence, Gilbert Umvor Keno apportait la précision du scalpel. Ses travaux ne se contentaient pas de dater les faits ; ils disséquaient les racines : 1. La question foncière : Il a été l’un des rares à lier avec rigueur la terre à l’identité, évitant les pièges du militantisme pour rester dans la science.2. L’identité Alur : À travers ses ouvrages phares sur l’organisation politique du peuple Alur, il a offert une dignité historique à des structures sociales souvent méconnues du grand public. Un pont entre Kinshasa, Bunia et TervurenLe rayonnement du Professeur Keno ne s’arrêtait pas aux frontières de l’ISP-Bunia. Collaborateur respecté du Musée Royal de l’Afrique Centrale (MRAC) en Belgique, il faisait partie de cette élite intellectuelle capable de dialoguer avec les instances internationales tout en gardant les pieds ancrés dans le sol de l’Ituri. Ses contributions à la monographie « Terre et identités sous tension » (2008) restent, aujourd’hui encore, des références incontournables pour quiconque veut comprendre les dynamiques sociales et politiques de la région. « Il ne racontait pas l’histoire pour le passé, il l’expliquait pour que nous puissions avoir un futur. » Témoignage d’un ancien étudiant à l’UNIKIN. Le vide du « Monument » La communauté intellectuelle congolaise se retrouve aujourd’hui orpheline d’un analyste dont la lucidité manquait déjà cruellement dans le débat public actuel. Enseignant à l’ISP-Bunia mais aussi à l’Université de Kinshasa, il laisse derrière lui des générations de chercheurs qu’il a formés à la rigueur méthodologique. Alors que l’Ituri traverse des zones de turbulences identitaires, la voix d’Umvor Keno, qui appelait sans cesse à la compréhension des contextes sociopolitiques pour désamorcer les tensions, fera cruellement défaut. L’héritage reste. Dans les rayons des bibliothèques, de Bunia à Kinshasa, ses écrits continueront de parler. Le professeur est parti, mais sa leçon d’histoire, elle, ne doit pas s’éteindre. Uyirwoth Jakwong’a Dieudonné
Après plusieurs années de difficultés d’accès à l’eau potable, les habitants de Kilo État et Kilo Mission, dans le territoire de Djugu (Ituri), peuvent enfin pousser un soupir de soulagement. Le Comité International de la Croix-Rouge (CICR) a procédé, mardi 03 février 2026, à la remise officielle de deux nouvelles adductions d’eau potable au profit des communautés locales. Lors de la cérémonie, hommes, femmes et enfants se sont rassemblés autour des nouvelles installations pour s’approvisionner en eau propre, mettant fin à de longues distances parcourues quotidiennement à la recherche de cette ressource vitale. Ces ouvrages permettront non seulement d’améliorer les conditions d’hygiène, mais aussi de prévenir les maladies hydriques souvent enregistrées dans la région. Le chef du secteur des Banyali Kilo a salué cette initiative humanitaire du CICR, soulignant qu’elle répond à un besoin urgent de la population. «C’est un grand soulagement pour notre communauté l’eau potable est la vie. Ce projet va réduire les souffrances de nos femmes et de nos enfants », a-t-il déclaré avec satisfaction. De son côté, le CICR a réaffirmé son engagement à accompagner les populations affectées par les difficultés d’accès aux services sociaux de base, notamment l’eau, la santé et l’assainissement. Les bénéficiaires espèrent que ces infrastructures seront bien entretenues afin de garantir leur durabilité et continuer à servir les générations futures. Jean Claude BARAKA
Un climat de tension entoure la presse locale à Kikwit, capitale provinciale de Kwilu où Bony Mandala, journaliste à la Radio Communautaire Message de l’Islam (RCMI, 94,5 MHz), affirme être victime de menaces de mort qu’il attribue au maire de la ville, Abbé Ngiama Katshaka. Selon les informations recueillies, ces menaces feraient suite à une analyse journalistique réalisée par Bony Mandala sur les ondes de la RCMI. L’émission portait sur une sortie médiatique devenue virale sur les réseaux sociaux, impliquant Claude Ibalankie, présenté comme autorité morale du parti politique Fosse commune, formation à laquelle appartiendrait également le maire de Kikwit.Dans cette intervention publique, Claude Ibalankie aurait annoncé son départ vers Goma pour rejoindre Corneille Nangaa, figure liée à la rébellion. D’après le journaliste concerné, cette analyse aurait provoqué de vives réactions dans certains cercles politiques locaux. Alerté par des proches, le maire de Kikwit aurait alors mis en garde plusieurs médias locaux, leur demandant de ne plus évoquer cette affaire.Bony Mandala affirme avoir été directement ciblé, déclarant avoir reçu des messages téléphoniques à caractère menaçant, dont des éléments audio auraient été conservés. Face à cette situation, l’Union Nationale de la Presse du Congo (UNPC) a exprimé sa vive préoccupation, dénonçant une attitude qu’elle qualifie de contraire à la liberté de la presse et rappelant que ce type de comportement ne serait pas un cas isolé dans la région. L’UNPC appelle les autorités compétentes à garantir la sécurité des journalistes, à faire la lumière sur ces allégations et à faire respecter le droit fondamental à l’information, pilier essentiel de toute société démocratique. Alex Shabdina
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