La sous-coordination de la société civile Forces Vives des Djukoth a présenté ce dimanche son bilan semestriel. Un rapport marqué par une avancée significative en matière de droits humains : la libération de près de 40 personnes injustement détenues pour des litiges d’ordre civil. Six mois seulement après son entrée en fonction, la nouvelle équipe de la sous-coordination de la société civile Forces Vives des Djukoth affiche des résultats concrets. Lors d’un point de presse tenu ce dimanche, Jacques Pithua, sous-coordonnateur de cette structure, a révélé que 39 personnes, initialement arrêtées pour des faits civils, ont recouvré la liberté grâce à l’intervention de son organisation. Une lutte contre les arrestations arbitrairesCes libérations interviennent à la suite d’un travail de médiation et de plaidoyer mené conjointement avec les chefs d’antennes locaux. L’objectif : désengorger les cachots de personnes détenues pour des dossiers qui ne relèvent pas du droit pénal, mais de simples litiges civils. S’adressant à la presse, Jacques Pithua a exhorté les citoyens à la prudence pour éviter de se fragiliser économiquement :« La population doit rester vigilante et éviter des actes menant à l’arrestation. En fin de compte, ce sont nos plantations de café et nos champs que nous finissons par vendre pour couvrir les frais de justice et les amendes », a-t-il déploré. Vers une justice de proximité : Le « Barza communautaire »Au-delà de ce bilan, la société civile des Djukoth se projette déjà vers l’avenir. Jacques Pithua a esquissé les grandes lignes de son plan d’action, qui repose sur deux piliers majeurs :Le renforcement de la collaboration avec les services de sécurité pour une meilleure protection des citoyens. L’instauration d’un « Barza communautaire », un espace de dialogue local destiné à résoudre à l’amiable les petits conflits de voisinage. Toutefois, le sous-coordonnateur a tenu à préciser les limites de cette médiation sociale. Les crimes graves, tels que les meurtres et les violences, resteront strictement du ressort des instances judiciaires compétentes, la société civile n’ayant pas vocation à se substituer à la justice républicaine pour les faits criminels. Ce bilan de six mois est perçu par les observateurs locaux comme un signal fort envoyé aux autorités et à la population sur le rôle de veille et de protection que compte jouer la société civile dans cette partie du territoire de Mahagi. Uyirwoth jakwong’a dieudonné
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