Développement local, Grand élan de solidarité pour la modernisation des infrastructures à Djukoth
Dans une dynamique de prise en charge communautaire, les populations du groupement de Djupanyalengi et de l’est du groupement Paker dans le territoire de Mahagi (Ituri) se sont mobilisées massivement pour lancer de vastes chantiers de construction de ponts et de réhabilitation routière. Une initiative qui marque un tournant pour le désenclavement de la chefferie des Djukoth.
Le week-end dernier, une réunion de développement d’envergure a réuni 467 participants issus de sept localités stratégiques. Sous l’impulsion de la sous-coordination de la Société civile des Djukoth, et avec le soutien direct du chef de Groupement des Djupanyalengi ainsi que de Sa Majesté le Chef de Chefferie des Djukoth, la communauté a décidé de prendre son destin en main.
Priorité aux ponts et aux voies de desserte
L’un des points d’orgue de cette rencontre est la mise en place immédiate d’un comité local de gestion pour la construction de trois ouvrages essentiels :
Les ponts Mogida 1 et Jombia, qui relieront Djupanyalengi Kor asii à Vivi
Le pont Mogida 2, reliant Ukebu Djupagbamu au centre commercial de Jubilé.
Le pont Jombia 2, dont la réhabilitation sera assurée conjointement par la communauté locale
rappelons que le pont Wada sera construit totalement par sa Majesté le Chef de la Chefferie des Djukoth.
Les travaux de construction durable débuteront ce lundi 2 mars 2026. Ils seront immédiatement suivis par une campagne de réhabilitation communautaire de toutes les routes de desserte agricole, vitales pour l’économie locale.
Un financement participatif exemplaire
La solidarité n’est pas restée théorique. Séance tenante, les participants ont mobilisé 15 sacs de ciment, des matériaux de construction (pieds d’arbres) et une somme de 410 000 shs.
Pour assurer la pérennité du projet, un système de contribution a été instauré :
Commerces : Un montant de 5 000 shs a été convenu pour toutes les boutiques des centres de Yambi, Jubilé, Chungi Ilara et Vivi.
Institutions : Les Églises, les écoles, les centres de santé ainsi que les autorités administratives locales se sont engagés à apporter leurs contributions respectives pour accompagner le chantier.
Cette initiative démontre une fois de plus que, face aux défis du développement, l’union des forces vives et des autorités traditionnelles reste le moteur le plus efficace pour transformer durablement le quotidien des populations rurales.
Uyirwoth jakwong’a dieudonné
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