Dans la zone de Dego, en territoire de Djugu (Ituri), des éléments armés se réclamant de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) ont exprimé, ces derniers jours, un profond malaise au sein de leurs rangs.
Selon des propos attribués à l’un de leurs commandants, devenus viraux sur les réseaux sociaux, ces combattants se disent abandonnés, dépourvus de moyens et livrés à eux-mêmes dans la brousse, après ce qu’ils qualifient de silence prolongé de leur leader, Thomas Lubanga.
Dans cette sortie, le responsable évoque des conditions de vie particulièrement difficiles, marquées par la faim, l’insécurité et le manque de soutien logistique. Il affirme que cela fait plusieurs mois que ses hommes vivent dans la brousse, dispersés dans différentes zones, sans assistance ni perspective claire, malgré des promesses qui, selon lui, n’auraient jamais été tenues.
Ces lamentations traduisent un climat de frustration et de désillusion au sein de ce mouvement armé, dont certains éléments remettent désormais en question la stratégie et le leadership de Thomas Lubanga.
Le commandant va jusqu’à évoquer le risque de décisions individuelles, laissant entendre que certains combattants pourraient quitter la brousse faute de perspectives.
Pour les observateurs, ces déclarations illustrent l’affaiblissement progressif de certains groupes armés, minés par des divisions internes, le manque de soutien et la pression des opérations de sécurisation menées par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
Les autorités rappellent, de leur côté, que la voie de la paix reste ouverte à travers les mécanismes officiels de désarmement, démobilisation et réinsertion, en vue d’un retour durable à la stabilité en Ituri.
Rédaction
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