Le 15 août 1985, en accord avec les autorités zaïroises, Rome et l’épiscopat du Zaïre, l’Église catholique procédait à la béatification de Sœur Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta, religieuse de la Congrégation de la Sainte-Famille, morte martyre le 1er décembre 1964 à Isiro, dans l’ancienne Province Orientale.
La cérémonie solennelle avait débuté par le rite de béatification, suivi de la liturgie de la Parole. Lors de ce rite, le Pape Jean-Paul II accueillit la demande de Mgr Uma Arakayo, évêque d’Isiro-Niangara, qui le suppliait humblement d’inscrire la Servante de Dieu Marie-Clémentine Anuarite Nengapeta au rang des bienheureux.
La requête fut acceptée. Le Souverain Pontife proclama Anuarite « Bienheureuse », afin qu’elle soit honorée dans les lieux et selon les règles fixées par le droit canon, et institua le 1er décembre comme jour anniversaire de sa « naissance au ciel ».
Une vie marquée par la foi et le courage
Née dans une famille de tradition animiste, Anuarite fut baptisée à l’âge de deux ans, en même temps que sa mère. Malgré l’opposition de celle-ci, elle entra à seize ans dans la Congrégation zaïroise des Sœurs de la Sainte-Famille, où elle prononça ses vœux religieux sous le nom de Sœur Marie-Clémentine.
En 1964, lors de la rébellion des « Simba », elle fut capturée avec d’autres religieuses. Le chef des rebelles tenta d’abuser d’elle. Face à son refus catégorique et à sa résistance, il la frappa mortellement d’un coup de lance en plein cœur.
Avant de rendre l’âme, Sœur Anuarite prononça des paroles qui résonnent encore aujourd’hui : « Je te pardonne, parce que tu ne sais pas ce que tu fais. »
Elle fut ensuite inhumée dans une fosse commune avec d’autres victimes exécutées par les Simba.
Quarante ans après sa béatification, Sœur Anuarite demeure un symbole de pureté, de courage et de pardon. Sa mémoire continue d’inspirer des générations de chrétiens en RDC et à travers le monde.
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