Face à l’accumulation inquiétante des déchets en chefferie des Djukoth, la société civile est sortie de sa réserve ce jeudi. Elle dénonce une gestion des immondices au point mort et appelle à une réaction urgente des autorités.
L’insalubrité gagne du terrain et le constat est sans appel : malgré les infrastructures existantes, les déchets s’entassent au cœur de la chefferie. Pour Jacques Pithua, sous-coordonnateur de la société civile locale, la situation a atteint un seuil critique. Le risque de voir surgir des maladies hydriques n’est plus une hypothèse, mais une menace immédiate pour la population.
Jacques Pithua pointe une responsabilité partagée. Si les déchets proviennent tant des ménages que des commerces, il rappelle que la lutte contre l’insalubrité repose d’abord sur une discipline individuelle : « La propreté commence au seuil de chaque porte », martèle-t-il, appelant à un sursaut patriotique des habitants.
Toutefois, la sensibilisation ne peut masquer la faillite des services publics. La société civile fustige l’inertie des services de l’Hygiène, de l’Environnement et urbanisme, dont la mission de régulation semble totalement paralysée.
les autorités doivent sortir de leur mutisme et engager des actions d’assainissement d’envergure. Sans une intervention rapide pour évacuer les décharges sauvages et réorganiser la collecte, la chefferie des Djukoth s’expose à une crise sanitaire irréparable.
Pour les acteurs locaux, le temps des discours est révolu ; place à l’action avant que le pire ne survienne.
Dieudonné uyirwoth jakwong’a
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