Laisser un enfant à la maison pendant la période scolaire constitue une grave menace pour l’avenir de toute la communauté. C’est l’alerte rouge lancée le jeudi dernier à Logo par l’Association des Parents d’Élèves Catholiques (APEC) de la paroisse Notre-Dame de Logo, qui appelle à une prise de conscience collective immédiate.
Alors que les salles de classe se remplissent et que les cours reprennent leur rythme normal, le constat reste amer sur le terrain : de nombreux enfants, âgés de 6 à 14 ans, demeurent immobiles au domicile familial. Pour l’APEC, priver ces jeunes d’accès à l’instruction ne relève pas d’une simple négligence parentale, mais d’une véritable erreur stratégique aux conséquences sociétales désastreuses.
Une menace pour le développement local
L’éducation ne se limite pas au parcours d’un individu ; elle constitue le moteur essentiel du développement de toute une collectivité. Garder ces jeunes hors des bancs de l’école revient à compromettre leur future autonomie tout en hypothéquant directement le progrès économique et social de l’ensemble de la région.
Interrogé par notre rédaction, Victor Umirambe Ucircan, président de l’APEC de la paroisse Notre-Dame de Logo, a lancé un véritable cri du cœur face à cette situation préoccupante.
Outre le maintien à domicile, une autre habitude persiste et aggrave le problème : la présence fréquente des enfants aux côtés de leurs mères lors des jours de marché. L’association insiste sur la nécessité de décourager fermement cette pratique qui extrait les élèves du système scolaire au profit d’activités commerciales informelles.
L’appel s’adresse désormais directement aux familles : qu’ils aient 6, 14 ou 18 ans, la place des enfants et des adolescents n’est ni à la maison ni au marché, mais bien sur les bancs de l’école. Il y va du salut de la jeunesse et de l’avenir de toute la région.
Dieudonné UYIRWOTH JAKWONG’A
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