Dans un élan de fermeté pastorale, le doyenné de Mahagi vient de franchir une étape décisive dans la préservation de la sacralité des offices religieux. Une nouvelle réglementation vestimentaire, entrée en vigueur ce dimanche 1er février 2026, redéfinit les standards de décence pour l’accès aux lieux de culte.
Une mesure de salubrité morale
Face à la montée de l’informel et, parfois, de l’irrévérence dans l’habillement de certains fidèles, les responsables des sept paroisses du doyenné de Mahagi ont décidé de sévir. Réunis en conseil, les autorités ecclésiastiques ont arrêté une mesure claire : l’accès aux églises est désormais interdit à toute personne portant des tenues jugées contraires à la morale chrétienne.
Sont particulièrement concernés les t-shirts, polos et autres vêtements affichant des messages grossiers, des insultes ou des slogans provocateurs. Pour le clergé, il ne s’agit nullement d’une question d’esthétique, mais bien d’une exigence spirituelle. L’Église, rappellent-ils, est un sanctuaire qui appelle une posture et une apparence reflétant la dignité de la foi.
De la provocation à l’évangélisation visuelle
L’approche du doyenné ne se limite pas à l’interdiction ; elle se veut également pédagogique. En parallèle à ces restrictions, une alternative positive est fortement encouragée. L’Église invite les fidèles à transformer leur habillement en un véritable outil de témoignage chrétien.
Ainsi, les paroissiens sont exhortés à privilégier des vêtements porteurs de sens, notamment :
1. des versets bibliques favorisant la méditation ;
2. des messages de paix et d’amour renforçant la cohésion sociale ;
3. des écrits édifiants soutenant les valeurs de l’Évangile.
Un accueil enthousiaste à Ndrele
L’annonce officielle de cette mesure, faite ce dimanche, a été accueillie favorablement dans plusieurs communautés chrétiennes. À la paroisse de Ndrele, de nombreux fidèles ont salué une décision jugée salutaire pour la dignité des célébrations liturgiques.
« On ne peut pas se présenter devant le Créateur avec des insultes affichées sur la poitrine », a confié un fidèle à la sortie de la messe. « C’est une question de respect pour Dieu et pour la communauté. Nous félicitons le courage de nos pasteurs. »
Cette réforme vestimentaire s’inscrit dans un effort plus large d’éducation civique et religieuse au sein du diocèse de Mahagi-Nioka. Elle rappelle que, dans la vie chrétienne, le fond et la forme sont indissociables : la piété intérieure doit se refléter dans l’attitude extérieure.
Désormais, à Mahagi, si l’habit ne fait pas le moine, il se doit néanmoins de respecter le temple.
Cette mesure marque ainsi un tournant significatif dans la discipline ecclésiastique locale.
Uyirwoth Jakwong’a Dieudonné
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