Souscrire maintenant

Edit Template

Ituri:Inéligible et condamné pour crimes odieux:Thomas Lubanga doit il encore croire à une élévation politique par son investissement dans les crimes de sang ? Me Mokili Mungunuti David au Chef de l’Etat !

Ituri:Inéligible et condamné pour crimes odieux:Thomas Lubanga, investisseur dans son entreprise CRP, doit il encore croire à une élévation politique par son investissement dans les crimes de sang ? Me Mokili Mungunuti David au Chef de l’Etat !

Dans une sortie publique de Ngote où il est,Me Mokili Mungunuti,Avocat et figure de la société civile,s’attaque à ce qu’il considère comme l’un des maux structurels de l’Est de la République démocratique du Congo:La transformation répétée de la rébellion armée en levier d’accès au pouvoir politique.

S’exprimant depuis Ngote, l’auteur met directement en cause les anciens chefs rebelles, ituriens comme venus d’autres provinces, qu’il accuse d’avoir alimenté l’insécurité avant de se repositionner sur la scène politique en acteurs autoproclamés de la paix, en donneurs de leçon bien qu’ils sont non crédibles aux yeux des congolais.

« On ne peut pas être à la fois pyromane et pompier »

Pour Me Mokili, l’insécurité persistante en Ituri et dans plusieurs zones de l’Est ne relève pas du hasard. Elle est, selon lui, l’héritage direct des choix opérés par des leaders ayant pris les armes au sein de mouvements tels que l’UPC, la CODECO, la CRP, le M23, ZAÏRE ou encore MAPI.

« On ne peut pas créer la guerre, nourrir la violence, puis revenir exiger des comptes à l’État comme si l’on en était étranger », affirme-t-il, dénonçant une posture qu’il juge moralement et politiquement intenable. Doit on conclure que le sang qu’on fait couler paye les auteurs, Excellencz Monsieur le Président de la République ?

Il estime que ces anciens seigneurs de guerre, devenus figures publiques ou candidats à des fonctions politiques, manquent de légitimité lorsqu’ils critiquent l’action du gouvernement central et des autorités provinciales, notamment celle du gouverneur militaire de l’Ituri, le lieutenant-général Johnny Luboya.

Une mémoire collective encore meurtrie

Me Mokili rappelle que les populations ituriennes continuent de porter les stigmates des violences armées : massacres, déplacements forcés, prolifération des armes légères et surtout violences sexuelles à grande échelle.

« Les mamans, les sœurs et les jeunes filles violées n’ont jamais bénéficié d’amnistie », souligne-t-il, insistant sur le fait que la souffrance des civils ne peut être effacée par une simple reconversion politique.

Il met également en garde contre les démarches qu’il qualifie de cycliques : déposer momentanément les armes, participer à des négociations ou consultations à l’étranger, puis réapparaître sur la scène nationale avec des revendications politiques.

Le cas Roger Lumbala, un signal fort

Dans son raisonnement, Me Mokili cite le dossier judiciaire de Roger Lumbala, ancien chef rebelle devenu ministre puis député national, aujourd’hui poursuivi par la justice.

« L’accès aux hautes fonctions n’a jamais effacé les crimes commis contre la République », rappelle-t-il, estimant que ce précédent démontre que l’impunité n’est ni éternelle ni garantie.

Il considère que ce cas devrait servir d’avertissement à d’autres figures emblématiques des conflits armés en Ituri, notamment Thomas Lubanga, souvent évoqué dans les débats sur la responsabilité des anciens chefs de guerre.

Une proposition radicale: Fermer définitivement la porte politique aux armes

Allant au-delà du constat, Me Mokili plaide pour une réforme législative majeure. Il appelle l’Assemblée nationale et le Sénat à adopter une loi interdisant formellement l’accès aux fonctions électives et politico-administratives à toute personne ayant pris part à un mouvement insurrectionnel armé, quel que soit son rang.

« Tant que la rébellion restera un raccourci vers le pouvoir, la paix restera fragile », avertit-il.

Selon lui, cette mesure permettrait de briser un cycle dangereux où la violence devient une stratégie politique rentable.

« L’histoire finit toujours par demander des comptes »

« Chaque choix porte ses conséquences, et nul ne peut échapper indéfiniment au jugement de l’histoire, de la justice ou de Dieu », conclut-il.

Il exhorte enfin les groupes armés encore actifs en Ituri à abandonner définitivement les armes et à renoncer à la violence, soulignant que la paix durable ne peut se construire ni sur l’oubli ni sur le marchandage du sang des populations civiles.

Alur du Monde

Loading

Rédaction
Author: Rédaction

Partager

Laissez un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Les plus populaires

  • All Posts
  • Actualités
  • Analyse
  • Association Culturelle Alur
  • Blog
  • Cadema Asbl
  • Culture
  • Développement
  • Dossier
  • Economie
  • Education
  • Enseignement Supérieur et Universitaire
  • Histoire
  • International
  • Jeunesse Alur
  • Justice
  • Lero Asbl
  • Médias
  • Politique
  • Religion
  • Santé
  • Sécurité
  • Société
  • Sports
  • Tribune
  • Wec mi Judongo

Découvrez

Edit Template

Découvrez les alurs du monde, les actualités, les cultures, les musiques, les vidéos, les évènements ainsi que d’autres articles sur notre site

Vous êtes abonnez avec succès Ops! quelque chose s'est mal passée, veuillez reessayer!

Liens rapides

Accueil

Features

Terms & Conditions

Privacy Policy

Contact

Publications récentes

Nous contacter

© 2024 alurdumonde.net