Le lieutenant Jules Ngongo, porte-parole des Forces armées de la RDC (FARDC) en Ituri, a réagi ce lundi à une série de propos attribués à Maseva, présenté comme membre de la Convention pour la Révolution Populaire (CRP) de Thomas Lubanga. Selon lui, ces déclarations, faites depuis l’étranger, visent à « tromper l’opinion » et à « déstabiliser l’Ituri ».
Le lieutenant Ngongo affirme que Maseva, récemment aperçu dans les localités de Kabarole et Nderembi, tente de faire croire que certains mouvements armés seraient engagés dans un processus de paix. Or, selon l’armée, ces mêmes acteurs seraient impliqués dans des « projets hostiles » contre la province, notamment autour de l’aéroport de Murongo, près de Bunia.
L’officier assure que ce plan a été déjoué et que plusieurs personnes impliquées ont été « neutralisées » par les services de sécurité.
Il rappelle également le passé « d’exactions » et de « pillages » imputé à ces groupes dans plusieurs zones d’Irumu, évoquant l’exploitation illégale des ressources locales et les menaces constantes envers les civils. Pour lui, les récentes sorties médiatiques de Maseva seraient une tentative de se redonner une légitimité après avoir quitté précipitamment la région.
« S’il se considère réellement comme un homme de vérité, qu’il vienne répondre sur le terrain. On ne se cache pas derrière les frontières pour menacer l’Ituri », a déclaré le lieutenant Ngongo, appelant l’intéressé à cesser « provocations » et « intimidations » à distance.
Poursuivant sa mise en garde, l’officier réaffirme la détermination des FARDC à poursuivre toute personne ou groupe impliqué dans des actes de déstabilisation, soulignant que la population de l’Ituri « n’est plus prête à revivre les souffrances du passé ».
« Les forces armées feront leur travail. Toute tentative de replonger l’Ituri dans la violence sera neutralisée », a-t-il insisté.
Le lieutenant Ngongo accuse par ailleurs certains éléments de la CRP d’actes graves commis par le passé, assurant que leurs manœuvres actuelles ne bénéficient plus d’aucun soutien communautaire. Il appelle la population à la vigilance et réitère l’engagement de l’armée à sécuriser toutes les entités menacées.
Cette prise de position intervient dans un contexte où plusieurs sources signalent des mouvements suspects attribués à des groupes armés résiduels dans le territoire d’Irumu, alors que les autorités militaires affirment intensifier les opérations pour stabiliser définitivement la région.
Djodjo Djamba
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