Deux semaines après l’arrestation de l’opérateur économique Bassa Ndrodza par les autorités militaires de l’état de siège et son transfert à Kinshasa, les effets de cette détention commencent à se faire ressentir sur l’économie locale, notamment à Bunia.
Considéré comme l’un des piliers du ravitaillement en produits alimentaires dans la partie Est du pays, Bassa Ndrodza jouait un rôle stratégique dans la chaîne d’approvisionnement de nombreuses denrées de première nécessité. Son absence provoque une tension sur les marchés, et les prix prennent l’ascenseur.
Hausse visible sur le terrain
Une ronde de la rédaction dans plusieurs points de vente de Bunia révèle une augmentation généralisée des prix.
Le sac de riz, autrefois vendu à 21,5 dollars, se négocie aujourd’hui entre 22,5 et 23 dollars.
Un bidon d’huile, qui coûtait 31 à 31,5 dollars, est désormais proposé à 33 dollars.
« Bassa Ndrodza, c’était notre fournisseur principal. Depuis son arrestation, les arrivages ont diminué et les prix montent. On ne sait plus comment satisfaire la clientèle », témoigne un commerçant du marché central de Bunia, sous anonymat.
Cette situation commence à peser lourd sur le pouvoir d’achat des habitants, déjà éprouvés par l’insécurité et la précarité.
Un dossier jugé opaque
Jusqu’à ce jour, les raisons officielles de l’arrestation de Bassa Ndrodza n’ont pas été rendues publiques. Ce silence alimente des spéculations et suscite des inquiétudes dans l’opinion. Plusieurs voix se sont élevées pour dénoncer ce qu’elles qualifient de « cabale politique » contre un opérateur économique qui, selon elles, œuvrait pour l’intérêt collectif.
« On ne peut pas se permettre de priver une province déjà fragilisée de ses rares ressources humaines et économiques. La justice doit faire la lumière rapidement », déclare un acteur de la société civile locale.
Pendant ce temps, la pression monte sur les marchés de Bunia, et la population redoute une flambée plus généralisée des prix si la situation perdure.
Rédaction
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