Une mission de deux jours est en cours à Lengabo, dans la chefferie des Baboa-Bokoe, en territoire d’Irumu, pour tenter de résoudre le différend qui oppose les clans Ndizoga et Ndikibira autour de la succession au pouvoir coutumier. Ouverte mercredi 26 août, cette mission est conduite par la Commission Consultative de Règlement Coutumier, Communautaire et Intercommunautaire (CCR3C), avec l’accompagnement de Mwangaza Peace. La mission vise à recueillir les différentes versions des parties sur l’histoire du pouvoir coutumier à Lengabo et sur les questions liées à sa succession. Les représentants des deux clans sont entendus séparément afin de présenter les éléments à l’origine de leurs revendications. Ces témoignages permettront à la commission de confronter les différentes versions avant toute orientation concernant la légitimité du pouvoir coutumier à Lengabo. La démarche bénéficie également de l’appui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), dans le cadre d’un projet consacré au dialogue communautaire, à la prévention et à la résolution des conflits en Ituri, avec un financement du gouvernement suédois. Sur place, les différentes parties sont appelées au calme et au dialogue. La recherche d’une solution pacifique demeure au cœur de la démarche, alors que les consultations se poursuivent avant les conclusions de la commission. Micheline Batoyande
À quelques jours de la rentrée scolaire 2026-2027, prévue le 1er septembre, la question de la reprise des cours suscite des inquiétudes en Ituri, où sévit toujours l’épidémie d’Ebola.Alors que les autorités sanitaires ont renforcé les mesures de prévention, notamment la limitation des rassemblements de plus de 50 personnes, l’acteur politique Asimwe Ruhigwa Samson estime que la rentrée scolaire devrait être reportée jusqu’à la maîtrise de l’épidémie. Dans une déclaration faite à la presse, il s’interroge sur la cohérence entre les mesures de restriction prises pour limiter la propagation du virus et la reprise des cours dans des salles pouvant accueillir plusieurs dizaines d’élèves. Asimwe Ruhigwa Samson pointe une contradiction Pour cet acteur politique, il est difficile de comprendre que les autorités puissent limiter les rassemblements à 50 personnes dans le cadre de la riposte contre Ebola, tout en envisageant de réunir quotidiennement plus de 60 élèves dans une même salle de classe. Selon lui, les établissements scolaires constituent également des espaces de rassemblement et pourraient, dans un contexte épidémique, favoriser les contacts entre les élèves et, par conséquent, la propagation du virus au sein des familles et de la communauté. Asimwe Ruhigwa Samson estime donc que les mêmes exigences de prudence devraient s’appliquer aux écoles. « La santé doit passer avant la rentrée » L’acteur politique considère que la priorité actuelle devrait être la protection de la population contre Ebola. Pour lui, il serait préférable de retarder temporairement la reprise des cours plutôt que d’exposer les enfants, les enseignants et leurs familles à un risque supplémentaire. Il appelle ainsi les autorités à privilégier la maîtrise de l’épidémie avant d’autoriser la reprise normale des activités scolaires. Dans cette logique, il estime qu’une décision concernant la rentrée devrait être prise en fonction de l’évolution de la situation sanitaire et non uniquement en fonction du calendrier scolaire. Une année blanche envisagée si nécessaire Asimwe Ruhigwa Samson va plus loin en estimant qu’en cas de persistance de la menace sanitaire, les autorités devraient pouvoir envisager toutes les options, y compris une année blanche, si cela s’avère nécessaire pour protéger les vies humaines. Pour lui, perdre une année scolaire serait certes regrettable, mais ne devrait pas être considéré comme plus grave que de mettre en danger la vie de milliers d’élèves et d’enseignants. Il appelle donc les autorités nationales et provinciales à réévaluer la situation avant le 1er septembre et à prendre une décision qui tienne compte de la réalité épidémiologique sur le terrain. Le débat sur la rentrée reste ouvert Cette prise de position intervient alors que la rentrée scolaire demeure officiellement prévue pour le 1er septembre 2026. Dans les zones touchées ou exposées à Ebola, la question des conditions de reprise des cours reste particulièrement sensible. Le défi consiste à garantir la continuité de l’éducation tout en réduisant au maximum les risques de transmission du virus. Rédaction
Le gouverneur militaire de l’Ituri, le général-major Kasongo Mulumba Batoka Gaby, a échangé ce mardi 25 août avec une délégation d’experts sanitaires et d’acteurs humanitaires conduite par le Dr Chikwe Ihekweazu, directeur général adjoint de l’OMS chargé des urgences. Au cœur des échanges : le renforcement de la riposte contre Ebola et les défis rencontrés par les équipes et les communautés.L’OMS affirme avoir déployé plus de 250 experts en Ituri, tandis que le Royaume-Uni réaffirme son soutien à la RDC. « L’objectif est de ramener cette situation à la normale afin d’avoir zéro cas », a souligné le Dr John Edmunds, conseiller du gouvernement britannique en santé et sciences. Autorités, partenaires, experts sanitaires et communautés sont appelés à unir leurs efforts pour briser la chaîne de transmission. Rédaction
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