La réouverture de l’aéroport national de Bunia reste déconseillée par les équipes engagées dans la riposte contre l’épidémie d’Ebola, alors que la circulation du virus demeure active dans la province de l’Ituri. « Comme l’épidémie est encore trop active au niveau de l’Ituri, le risque d’ouvrir l’aéroport est trop grand. La tension est encore active au niveau de l’Ituri », a déclaré la Dre Gisèle Mbuyi, du pilier surveillance au niveau national de la riposte contre Ebola. Cette position s’explique par la nécessité de maintenir une surveillance renforcée des mouvements de population alors que la situation épidémiologique reste préoccupante. La réouverture de l’aéroport de Bunia est régulièrement évoquée en raison de son importance pour les déplacements des populations et les échanges entre l’Ituri et d’autres régions du pays. Mais pour les équipes de la riposte, la maîtrise de l’épidémie demeure prioritaire. La décision d’une éventuelle réouverture devra ainsi tenir compte de l’évolution de la situation épidémiologique et de l’évaluation du niveau de risque par les autorités sanitaires. Rédaction
À l’approche de la rentrée scolaire prévue le 1er septembre 2026, l’acteur sociopolitique Asimwe Ruhigwa Samson appelle le gouvernement congolais à clarifier les mesures qui seront prises pour garantir la sécurité sanitaire des élèves, alors que l’épidémie de la maladie à virus Ebola continue de sévir en Ituri et dans d’autres zones. À environ vingt jours de la rentrée scolaire, les inquiétudes grandissent au sein de certaines familles face à la persistance de l’épidémie de la maladie à virus Ebola. Pour Asimwe Ruhigwa Samson, le gouvernement, à travers les ministères de la Santé et de l’Éducation, doit communiquer suffisamment tôt sur les dispositions envisagées pour permettre une reprise des cours dans des conditions sanitaires sûres. Selon cet acteur sociopolitique, l’année scolaire précédente s’est achevée dans un contexte difficile en raison de l’épidémie. Les élèves ont notamment passé leurs examens de fin d’année dans des conditions particulières, tandis que certaines activités scolaires, notamment les cérémonies de proclamation des résultats, ont été perturbées par les mesures visant à limiter les rassemblements. « Nous demandons au gouvernement, à travers le ministère de la Santé et celui de l’Éducation, de nous expliquer clairement comment la rentrée scolaire sera organisée », plaide Asimwe Ruhigwa Samson. Il estime que la question mérite une attention particulière, notamment pour les enfants des écoles maternelles, primaires et secondaires, qui devront se retrouver quotidiennement dans des salles de classe. Pour lui, la promiscuité dans les établissements scolaires pourrait constituer un facteur de risque si l’épidémie continue à progresser. L’acteur sociopolitique s’interroge également sur la capacité du gouvernement à garantir la protection des élèves alors que la maladie continue de se manifester dans plusieurs zones. Il demande notamment si une évaluation de la situation épidémiologique sera réalisée avant la reprise des cours et quelles mesures spécifiques seront appliquées dans les établissements scolaires, notamment en matière d’hygiène, de lavage des mains, de surveillance des éventuels cas suspects et de prise en charge rapide des élèves ou enseignants présentant des symptômes. « Les parents souhaitent que leurs enfants aillent à l’école, mais ils veulent aussi avoir la garantie que leur sécurité sanitaire sera assurée », souligne-t-il. Asimwe Ruhigwa Samson appelle ainsi le gouvernement central à fournir des orientations précises sur la rentrée scolaire du 1er septembre 2026, afin de rassurer les parents, les élèves et les enseignants face à la persistance de l’épidémie. Il souhaite notamment savoir si des mesures particulières seront prises dans les établissements scolaires au cas où la situation épidémiologique venait à se détériorer dans les prochains jours. Rédaction
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