Des jeunes issus de plusieurs quartiers de la ville de Bunia ont pris part, ce mardi 4 août 2026, à un atelier de formation consacré à la masculinité positive et à la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Cette activité visait à renforcer leur engagement en faveur d’une société plus juste, inclusive et respectueuse des droits humains. Au cours de la formation, la Docteure Angel a exhorté les hommes et les femmes à s’engager activement dans la construction d’une société plus équitable, prospère et juste. Elle a insisté sur la nécessité de remettre en question certaines normes sociales stéréotypées qui, selon elle, constituent un frein à la promotion, à l’autonomisation et à l’épanouissement des femmes et des filles. « La participation de tous est essentielle pour bâtir une communauté où chacun bénéficie des mêmes opportunités et du même respect », a-t-elle déclaré, invitant les participants à devenir de véritables acteurs du changement au sein de leurs communautés. La formatrice a également encouragé les jeunes à adopter des comportements favorisant l’égalité entre les sexes, le respect des droits humains et la prévention des violences basées sur le genre, afin de contribuer à l’édification d’une société plus pacifique et équitable. Il convient de rappeler que cet atelier de formation a été organisé par la SOFEPADI, en collaboration avec plusieurs structures de jeunesse de la ville de Bunia. Lina Batoyande
Par Alex Shabdina Cinquante (50) leaders religieux, dont dix (10) femmes pasteures, issus de différentes confessions religieuses de Bunia, participent depuis lundi à une formation sur l’approche Canaux de l’espoir Ebola « Channels of Hope Ebola » (COH Ebola).Cette session de quatre jours vise à renforcer leur rôle dans la prévention et la riposte contre la 17ᵉ épidémie de la maladie à virus Ebola en République démocratique du Congo. Organisée à l’hôtel Gold Stars de Bunia du 3 au 6 août 2026, cette activité est initiée par l’ONG internationale chrétienne World Vision, à travers son département Foi et Développement, en collaboration avec le pilier Communication des Risques et Engagement Communautaire (CREC) de la Division Provinciale de la Santé (DPS) de l’Ituri et le Conseil des Confessions Religieuses de l’Ituri (CCRI). Placée sous le thème « Les Canaux de l’Espoir Ebola (Channels of Hope) », avec comme sous-thème « Transformer la foi en action contre Ebola », cette formation vise à faire des leaders religieux des acteurs majeurs de sensibilisation au sein de leurs communautés. Selon les organisateurs, la voix des responsables religieux est largement écoutée et respectée par les populations. Leur implication constitue donc un levier important pour encourager l’adoption des mesures de prévention et favoriser des changements durables de comportement. Le Chef de la Division Provinciale de la Santé de l’Ituri, le Dr Marcel Lola Lowayi, a procédé au lancement officiel de cette session de formation. Dans son intervention, il a rappelé que la lutte contre Ebola nécessite une mobilisation collective, notamment celle des leaders religieux. « Les leaders religieux sont des partenaires incontournables de la riposte. Ils inspirent confiance auprès des communautés et leurs messages peuvent contribuer à renforcer les comportements favorables à la prévention », a déclaré le Dr Marcel Lola Lowayi. Le responsable sanitaire a également présenté la situation épidémiologique actualisée publiée le 1ᵉʳ août 2026. Selon ces données, cinq provinces sont touchées par Ebola : l’Ituri, le Nord-Kivu, le Sud-Kivu, le Haut-Uele et la Tshopo. La maladie a déjà enregistré 3 674 cas confirmés, dont 666 personnes guéries et 1 621 décès parmi les cas confirmés. À ce jour, 760 patients sont encore en isolement ou hospitalisés. Le taux global de létalité est estimé à 44,1 %, tandis que le suivi des contacts atteint 78 %. Durant quatre jours, les participants suivent plusieurs modules animés par des experts en santé publique et en épidémiologie de la DPS de l’Ituri. La formation bénéficie également de l’appui de trois leaders religieux, pasteurs et imams venus de Beni, dans la province du Nord-Kivu. Ces derniers partagent leur expérience sur la mise en œuvre de l’approche Canaux de l’espoir (Channels of Hope Ebola) dans leur milieu. Un module consacré à la Protection contre l’Exploitation et les Abus Sexuels (PEAS) est aussi développé par un spécialiste humanitaire de World Vision. À travers cette initiative, les organisateurs souhaitent renforcer la collaboration entre les autorités sanitaires et les confessions religieuses afin de faire des églises, des mosquées et autres espaces religieux des cadres de sensibilisation contre Ebola. Selon les données communiquées lors de cette activité, 100 leaders religieux ont déjà été formés sur un objectif global de 150 participants, à raison de 50 personnes par session. La formation prendra fin jeudi 6 août 2026 avec l’engagement des participants à devenir des relais communautaires pour contribuer à la prévention et à la riposte contre la maladie à virus Ebola en Ituri.
Le site de personnes déplacées internes (PDI) de Plaine Savo, situé dans l’aire de santé de Bule, en zone de santé de Fataki (territoire de Djugu, Ituri), a accueilli ce lundi 3 août 2026 une séance de sensibilisation axée sur la protection des enfants et la promotion de la cohésion sociale. Organisée conjointement par les organisations locales ASADS asbl, basée à Djalusene, et ALCAM asbl, de Bule, cette activité visait à renforcer les mécanismes communautaires de protection de l’enfance dans un contexte marqué par les conséquences du conflit et des déplacements de populations. En mission de terrain à Bule, le coordonnateur de l’ASADS asbl, Emmanuel Uzele Pithua, a supervisé les échanges qui se sont déroulés de 10 h 45 à 11 h 50. Au total, 298 personnes déplacées internes ont pris part à cette séance de sensibilisation. Les participants ont été entretenus sur deux thématiques principales : les six violations graves des droits des enfants en période de conflit armé, ainsi que le vivre-ensemble et le bon voisinage comme leviers de cohésion sociale face aux défis de la crise humanitaire. À travers cette initiative, les deux organisations entendent contribuer au renforcement de la solidarité entre les communautés affectées et à la consolidation de la paix sociale dans cette partie du territoire de Djugu. Malgré le bon déroulement de l’activité, les organisateurs ont alerté sur les conditions de vie particulièrement précaires des déplacés du site de Plaine Savo. Selon eux, les besoins humanitaires restent largement insatisfaits. Les familles manquent de vivres, d’articles ménagers essentiels et d’autres biens de première nécessité. L’accès aux soins de santé demeure également très limité pour les personnes les plus vulnérables. À cela s’ajoutent les problèmes d’insécurité et les restrictions de mouvement, qui empêchent les déplacés d’accéder à leurs champs pour les activités agricoles ou de circuler librement en toute sécurité. Face à cette situation, les responsables des organisations appellent les autorités compétentes et les partenaires humanitaires à intervenir rapidement afin de répondre aux besoins urgents de ces populations vulnérables. Dieudonné Uyirwoth Jakwong’a
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