La Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, est attendue à Bunia ce jeudi 23 juillet, dans le cadre d’une mission conjointe de haut niveau destinée à renforcer la riposte contre la maladie à virus Ebola dans l’espace Grande Orientale. Selon un communiqué de la Primature publié le 22 juillet, la cheffe du Gouvernement entamera sa mission à Kisangani avant de se rendre à Bunia, Mongbwalu et Rwampara, aux côtés de représentants des États-Unis, du Système des Nations Unies ainsi que d’autres partenaires engagés dans la lutte contre l’épidémie. Cette mission vise à réaffirmer le leadership du Gouvernement dans la coordination de la riposte, à renforcer la collaboration avec les partenaires techniques et financiers, et à permettre aux décideurs de haut niveau d’évaluer les réalités du terrain afin d’adapter les interventions aux besoins des populations affectées. À travers cette visite, le Gouvernement congolais et ses partenaires réaffirment leur engagement à intensifier les efforts pour contenir l’épidémie, protéger les populations et renforcer durablement la sécurité sanitaire dans les zones touchées. Djodjo Djamba
Des femmes entrepreneures et commerçantes membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) en Ituri ont organisé ce mercredi 22 juillet une campagne de sensibilisation contre la maladie à virus Ebola au marché Kolomani, dans la ville de Bunia. Cette activité avait pour objectif de renforcer la sensibilisation des femmes commerçantes sur l’existence du virus Ebola et sur les mesures barrières à observer afin de prévenir la contamination et contribuer à stopper la chaîne de transmission de la maladie. Selon Charlotte Bulema, présidente des femmes entrepreneures de la FEC Ituri, le choix du marché Kolomani se justifie notamment par le besoin d’y renforcer les actions de sensibilisation. « Nous sommes des femmes entrepreneures et aussi des femmes commerçantes. Nous avons jugé bon de venir sensibiliser les mamans marchandes comme nous. Nous avons ciblé le marché Kolomani parce que nous avons constaté que jusque-là, il n’y avait pas de structure qui se souciait de venir sensibiliser ici », a-t-elle expliqué. Au-delà de la sensibilisation, les initiatrices de cette campagne ont également posé des gestes concrets pour contribuer à l’hygiène et à la prévention de la maladie au sein du marché. Quatre tanks équipés de robinets ont été installés aux quatre coins du marché. Ils ont été remplis d’eau et approvisionnés en chlore pour permettre aux usagers de respecter les mesures d’hygiène. Des désinfectants ont également été remis à différents responsables, notamment aux bureaux des chefs du marché, aux bourgmestres, aux chefs de quartiers ainsi qu’aux représentants de la FEC. Charlotte Bulema précise que cette action a été réalisée grâce aux moyens propres des femmes entrepreneures, celles-ci n’ayant bénéficié d’aucun appui financier spécifique pour mener cette campagne. «« Les femmes entrepreneures de la FEC Ituri n’ont reçu aucun moyen pour faire cette sensibilisation. C’est à partir de nos propres moyens que nous avons acheté tout ce que nous avons donné ici », a-t-elle indiqué.» L’initiative a été accueillie favorablement par les commerçantes du marché Kolomani. D’après Charlotte Bulema, plusieurs femmes ont profité de cette occasion pour poser des questions sur la maladie à virus Ebola, notamment sur ses manifestations et les moyens de s’en protéger. «« Toutes les mamans du marché étaient vraiment remplies de joie de nous voir ici. Elles nous ont posé beaucoup de questions sur la manière dont la maladie se présente et sur les moyens de se préserver. Nous étions là pour leur donner toutes ces informations », a-t-elle ajouté.» À travers cette campagne, les femmes entrepreneures de la FEC Ituri appellent ainsi les commerçantes et l’ensemble de la population à rester vigilants et à observer les mesures barrières, alors que la maladie à virus Ebola continue de susciter des inquiétudes dans la province de l’Ituri. Rédaction
Le Collectif des Journalistes de l’lturi (CJI) a salué le courage et le professionnalisme des journalistes qui continuent d’informer les populations malgré un contexte marqué par l’insécurité, la recrudescence de la maladie à virus Ebola et les difficultés socio-économiques. Ce message a été porté ce mercredi par le porte-parole du Collectif, Rachidi Kudra, lors de la lecture de la déclaration officielle marquant la Journée nationale de la presse. Dans cette déclaration, le CJI souligne que les professionnels des médias demeurent des acteurs incontournables de la cohésion nationale et de la riposte contre Ebola. En diffusant une inform fiable, vérifiée et responsable, ils part. à la sensibilisation des communautés, à la lutte contre les fausses informations et au renforcement de la confiance envers les interventions sanitaires. Le Collectif invite les journalistes de l’lturi à poursuivre leur mission avec éthique, impartialité et responsabilité, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles et scientifiques. Le CJI appelle également les autorités et les partenaires de la riposte à soutenir davantage les médi: aux afin de leur permettre d’assurer une couverture profeccionnelle poursuivre leur mission avec éthique, impartialité et responsabilité, tout en privilégiant les informations provenant de sources officielles et scientifiques. Le CJI appelle également les autorités et les partenaires de la riposte à soutenir davantage les médias locaux afin de leur permettre d’assurer une couverture professionnelle des enjeux sanitaires et sécuritaires. Cette déclaration, lue par le porte-parole Rachidi Kudra, s’inscrit dans le cadre de la célébration de la Journée nationale de la presse, placée cette année sous le thème : «Presse congolaise et cohésion nationale : informer pour favoriser le vivre-ensemble ». Micheline Batoyande
La coordination provinciale de la riposte contre la maladie à virus Ebola et les représentants de la société civile en Ituri ont tenu, ce mardi à Bunia, une séance de travail consacrée au renforcement de l’implication communautaire dans la lutte contre l’épidémie. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par la persistance de la maladie dans la province. Les échanges ont principalement porté sur la nécessité de rapprocher davantage les équipes de la riposte des communautés afin de renforcer la confiance de la population et d’améliorer l’adhésion aux mesures de prévention. Renforcer la confiance entre la riposte et la communauté Au cours de cette séance de travail, les différents acteurs ont souligné l’importance d’une collaboration étroite entre les équipes sanitaires, les autorités locales, les leaders communautaires et la société civile. L’objectif est notamment de lever les barrières qui pourraient freiner l’adhésion de la population aux mesures de prévention et ainsi contribuer à interrompre la chaîne de transmission du virus Ebola. À l’issue de la rencontre, le professeur Pierre Akilimali, Incident Manager de la riposte, a insisté sur la nécessité d’une implication active de la communauté dans la réponse à l’épidémie. « Cette rencontre visait à renforcer la confiance de la communauté, lever les barrières et contribuer à couper la chaîne de contamination », a-t-il déclaré. Pour les acteurs de la riposte, la sensibilisation demeure un élément essentiel dans la lutte contre Ebola. Ils appellent ainsi à une communication de proximité, adaptée aux réalités des différentes communautés, afin de favoriser une meilleure compréhension de la maladie et des comportements à adopter pour limiter sa propagation. La société civile appelée à jouer un rôle central De son côté, la société civile de l’Ituri se dit disposée à accompagner les efforts de la riposte à travers la sensibilisation et la mobilisation communautaire. Dieudonné Lossa, coordonnateur de la société civile, estime que l’implication des leaders locaux constitue un atout majeur pour faire passer efficacement les messages de prévention auprès de la population. Selon lui, les structures citoyennes peuvent servir de relais entre les équipes de la riposte et les communautés, notamment en contribuant à renforcer la confiance et à encourager l’adoption des mesures barrières. Cette collaboration entre la coordination provinciale de la riposte et la société civile devrait ainsi permettre d’intensifier les actions de sensibilisation sur le terrain et de renforcer l’engagement communautaire, considéré comme un élément clé pour contenir l’épidémie et briser la chaîne de transmission du virus Ebola en Ituri. Micheline Batoyande
L’Association Coopérative des Éleveurs de l’Ituri (ACOOPELI) réagit aux informations faisant état d’une prétendue vente de pâturages collectifs dans certaines chefferies du territoire de Mahagi. Ces allégations, qui circulent dans le milieu des éleveurs, font également état d’un supposé laxisme de l’ACOOPELI et de la Division provinciale de la Pêche et de l’Élevage dans le traitement de ce dossier. Face à ces accusations, le directeur de l’ACOOPELI, Wesley Ukerhweng’u Mugenyu, affirme n’avoir reçu, jusqu’à présent, aucune plainte officielle concernant une quelconque vente de pâturages collectifs dans le territoire de Mahagi. « Jusqu’à ce jour, l’ACOOPELI n’a jamais été saisie officiellement d’une quelconque plainte concernant la vente des pâturages collectifs dans le territoire de Mahagi », a déclaré Wesley Ukerhweng’u Mugenyu. Selon lui, l’absence de plainte formelle ne permet pas à l’organisation d’engager des démarches concrètes auprès des autorités compétentes. Il invite ainsi les éleveurs qui disposent d’éléments ou de preuves sur ces allégations à se présenter auprès de l’ACOOPELI afin de permettre l’ouverture d’une procédure. « Nous demandons à tout éleveur qui dispose des preuves sur cette affaire de venir nous saisir directement. Une fois que nous serons en possession des éléments concrets, l’ACOOPELI pourra entreprendre les démarches nécessaires et, le cas échéant, porter plainte auprès des autorités compétentes », a-t-il poursuivi. Le responsable de l’ACOOPELI estime par ailleurs que les éleveurs ne devraient pas se limiter à des dénonciations qui circulent dans la communauté, mais plutôt fournir des informations vérifiables permettant de clarifier la situation et d’identifier les éventuels responsables. Cette mise au point intervient alors que la question de l’accès et de la gestion des pâturages collectifs suscite des préoccupations dans certains milieux d’éleveurs du territoire de Mahagi. L’ACOOPELI appelle donc les personnes concernées à documenter les faits et à saisir officiellement les structures compétentes afin que toute éventuelle irrégularité puisse faire l’objet d’un examen et de mesures appropriées. Rédaction
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