Face à l’accumulation inquiétante des déchets en chefferie des Djukoth, la société civile est sortie de sa réserve ce jeudi. Elle dénonce une gestion des immondices au point mort et appelle à une réaction urgente des autorités. L’insalubrité gagne du terrain et le constat est sans appel : malgré les infrastructures existantes, les déchets s’entassent au cœur de la chefferie. Pour Jacques Pithua, sous-coordonnateur de la société civile locale, la situation a atteint un seuil critique. Le risque de voir surgir des maladies hydriques n’est plus une hypothèse, mais une menace immédiate pour la population. Jacques Pithua pointe une responsabilité partagée. Si les déchets proviennent tant des ménages que des commerces, il rappelle que la lutte contre l’insalubrité repose d’abord sur une discipline individuelle : « La propreté commence au seuil de chaque porte », martèle-t-il, appelant à un sursaut patriotique des habitants. Toutefois, la sensibilisation ne peut masquer la faillite des services publics. La société civile fustige l’inertie des services de l’Hygiène, de l’Environnement et urbanisme, dont la mission de régulation semble totalement paralysée. les autorités doivent sortir de leur mutisme et engager des actions d’assainissement d’envergure. Sans une intervention rapide pour évacuer les décharges sauvages et réorganiser la collecte, la chefferie des Djukoth s’expose à une crise sanitaire irréparable.Pour les acteurs locaux, le temps des discours est révolu ; place à l’action avant que le pire ne survienne. Dieudonné uyirwoth jakwong’a
Prise de possession canonique de Mgr Nguna et la Paix au cœur des échanges entre les évêques et le Gouverneur Militaire En mission officielle à Bunia, les évêques catholiques de l’Ituri et de Kisangani ont informé le Gouverneur militaire de la tenue prochaine de la prise de possession canonique de Mgr Emmanuel Nguna à Mambasa. Au-delà de cette annonce, les échanges ont également porté sur la situation sécuritaire préoccupante dans la région et sur les efforts à renforcer pour le retour durable de la paix. Une rencontre de haute portée s’est tenue ce jeudi 9 avril à Bunia entre le Gouverneur militaire de l’Ituri et une délégation d’évêques catholiques venue de la province ainsi que de Kisangani. Conduite par Marcel Utembi, cette délégation était porteuse d’un message à la fois religieux et institutionnel. Au centre des échanges:L’annonce officielle de la cérémonie de prise de possession canonique de Emmanuel Nguna, prévue le 26 avril prochain à Mambasa. Selon l’archevêque métropolitain, le choix de cette entité par le Saint-Siège n’est pas anodin. « Il était important pour nous de venir informer officiellement l’autorité provinciale.Ce choix est une marque de confiance non seulement envers le Gouverneur, mais aussi envers toute la population de l’Ituri », a déclaré Marcel Utembi. Une dimension sécuritaire incontournable Mais au-delà de l’aspect ecclésiastique, la rencontre a également été marquée par des préoccupations sécuritaires majeures. Le territoire de Mambasa reste en effet confronté aux exactions des groupes armés, notamment les ADF-MTM. Face à cette réalité, l’archevêque a lancé un appel pressant aux combattants, insistant sur la nécessité de mettre fin aux violences. « Parmi ceux qui sont dans les ADF, il y a aussi des Congolais. Nous leur demandons de se désengager. La vie humaine est sacrée et doit être protégée », a-t-il martelé. Un message fort qui s’inscrit dans la continuité du rôle de médiation que joue l’Église catholique dans les zones en proie à l’insécurité dans l’Est de la République démocratique du Congo. Bunia, symbole d’un élan de modernisation Profitant de son séjour, la délégation épiscopale n’a pas manqué de saluer les avancées enregistrées dans la ville de Bunia. Des efforts de modernisation et de développement ont été relevés, témoignant d’une volonté de transformation progressive de la capitale provinciale. L’archevêque a encouragé les autorités à maintenir cette dynamique, essentielle pour redonner confiance à la population et soutenir la stabilité sociale. Une collaboration État-Église pour la paix Cette rencontre illustre une convergence d’actions entre les autorités politico-militaires et l’Église catholique, toutes deux engagées dans la recherche de solutions durables face à l’insécurité. À l’approche de la cérémonie du 26 avril, Mambasa se positionne ainsi non seulement comme un lieu de célébration religieuse, mais aussi comme un symbole d’espoir pour toute une province en quête de paix. Dans un contexte encore fragile, cette collaboration apparaît plus que jamais comme un levier essentiel pour renforcer la cohésion sociale et accompagner les efforts de stabilisation en Ituri. DjoDjo Djamba
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