À Bunia, la finale du tournoi interscolaire de la sous-division urbaine, disputée ce vendredi 27 mars 2026 au stade Amani, a été marquée par de vives controverses et des accusations d’irrégularités, suscitant indignation au sein de l’opinion sportive locale. Cette rencontre très attendue opposait le Complexe Scolaire Okapi au Complexe Scolaire Amani, sous la supervision de Fidèle Matata, chargé de l’organisation de la compétition. Mais au-delà de l’enjeu sportif, c’est la régularité des effectifs alignés qui a rapidement alimenté les débats. Selon plusieurs sources concordantes, le CS Okapi aurait aligné une dizaine de joueurs ne remplissant pas les critères d’éligibilité requis dans une compétition scolaire, notamment l’obligation d’être régulièrement inscrit comme élève au sein de l’établissement représenté. Une situation qui, si elle est confirmée, constituerait une entorse grave à l’éthique sportive et au règlement de ce tournoi. Parmi les cas signalés à notre rédaction figurent : Le joueur portant le numéro 10, identifié comme Mputu, évoluant au FC Celtic et n’ayant jamais étudié au CS Okapi, et qui aurait uniquement pris part à la finale ; Le numéro 4, connu sous le nom de Mané, qui ne serait pas élève ; Le numéro 16, Tychick, présenté comme ancien étudiant de l’Université de Butembo ; Le numéro 3, Moïse Chiwa, ancien du Grand Collège et non élève du CS Okapi ; Le numéro 7, Tusime Bagaya, également joueur du FC Celtic et non scolarisé dans cet établissement ; Le numéro 17, Julien, élève de l’ITP, sans lien académique avec le CS Okapi ; Ainsi qu’Anjiyo, joueur du FC Standard, qui n’aurait jamais fréquenté le Complexe Scolaire Okapi. Ces révélations ont provoqué une vague de réactions dans les milieux scolaires et sportifs de Bunia, où plusieurs observateurs dénoncent une pratique susceptible de fausser la compétition et de décourager les véritables élèves-athlètes. Une défense ferme du CS Okapi Face à ces accusations, le camp du CS Okapi rejette en bloc toute irrégularité. Contacté par notre rédaction, le coach sportif Willy affirme que son établissement est régulièrement la cible d’accusations infondées. « Nous n’avons aligné que des joueurs réguliers. Ce sont de vraies accusations sans preuve. Notre école est souvent victime de ce genre de critiques », a-t-il déclaré. Une position qui contraste avec les témoignages recueillis et qui laisse planer un doute sur la véracité des faits, en l’absence d’un contrôle rigoureux et transparent des licences scolaires. Silence des organisateurs et appel au recours Du côté des organisateurs, aucune réaction officielle n’a été enregistrée jusqu’à présent. Approchés par la presse à l’issue de la rencontre, les responsables de la compétition n’ont pas donné suite aux sollicitations, renforçant davantage le flou autour de cette affaire. Face à cette situation, plusieurs acteurs du milieu éducatif appellent à l’introduction d’un recours formel auprès des instances organisatrices, afin d’examiner les plaintes, vérifier les identités des joueurs et, le cas échéant, appliquer les sanctions prévues par le règlement. Un enjeu de crédibilité pour le sport scolaire Au-delà de cette finale, cet incident relance le débat sur l’encadrement des compétitions interscolaires à Bunia. Pour de nombreux observateurs, l’absence de mécanismes stricts de contrôle ouvre la voie à des dérives qui compromettent non seulement l’équité sportive, mais aussi la vocation éducative de ces tournois. Le sport scolaire, censé promouvoir les valeurs de discipline, de mérite et de fair-play, se retrouve ainsi confronté à un défi majeur : celui de restaurer la confiance et garantir l’égalité des chances pour tous les élèves. En attendant une éventuelle réaction officielle, cette affaire continue d’alimenter les discussions dans la ville, où parents, élèves et encadreurs sportifs espèrent que toute la lumière sera faite sur ces allégations. Rédaction
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