Les habitants des localités de Tchunga et Taga, affectés par les travaux d’élargissement de l’aéroport national de Bunia, ont profité de l’arrivée du ministre des Infrastructures et Travaux publics, Jonh Banza, ce jeudi 18 décembre 2025, pour exprimer leurs préoccupations liées au retard du paiement des indemnisations de la troisième phase. Sans recourir à une manifestation, ces populations ont arboré des banderoles à l’aéroport national Murongo de Bunia afin d’attirer l’attention des autorités sur une situation qu’elles estiment longtemps négligée. Elles réclament la régularisation de leurs droits, plusieurs années après avoir été impactées par des travaux d’utilité publique. Réagissant à ces revendications dès son arrivée, le ministre des Infrastructures, Travaux publics et Reconstruction (ITPR) a adressé un message rassurant aux sinistrés. « Nous sommes tous des Congolais. Je suis venu pour tout régulariser. Nous allons nous voir et nous allons trouver des solutions », a déclaré Jonh Banza, promettant des mesures imminentes pour résoudre ce dossier sensible. Ces propos ont suscité un sentiment de soulagement parmi les populations concernées, qui espèrent enfin voir leurs indemnisations effectives après une longue attente. Pour elles, cette déclaration constitue un signal fort de l’engagement du gouvernement à réparer les préjudices subis et à restaurer la confiance avec les communautés affectées. Djodjo Djamba
Un nouveau rebondissement est intervenu dans l’affaire de présumés abus et harcèlements sexuels visant un haut cadre de l’Église Chrisco à Bunia. La personne qui se présente comme victime et plaignante dans ce dossier a été interpellée et mise en détention par les services compétents, ont confirmé plusieurs sources concordantes ce jeudi 18 décembre 2025. Cette arrestation intervient alors qu’une plainte officielle avait été déposée depuis le 17 octobre 2024 auprès de l’Auditorat supérieur près la Cour militaire de l’Ituri, accusant un responsable religieux de faits graves portant atteinte à la morale et à la dignité humaine. La plainte, dûment enregistrée, évoquait des invitations répétées dans des lieux isolés et des avances à caractère sexuel, faits que le plaignant affirmait avoir systématiquement refusés. Selon des sources proches du dossier, les raisons exactes de l’arrestation de la victime présumée n’ont pas encore été officiellement communiquées. Aucune déclaration formelle des autorités judiciaires n’a, jusqu’à présent, permis de déterminer si cette interpellation est directement liée à la plainte initiale ou à d’autres faits connexes faisant l’objet d’une enquête distincte. Pour rappel, la victime présumée avait indiqué disposer d’éléments de preuve, notamment des enregistrements audio, susceptibles d’être produits devant la justice afin d’éclairer l’instruction. Elle avait également sollicité l’application de l’article 174, alinéa d, du Code pénal congolais (Livre II). Cette situation suscite de nombreuses interrogations au sein de l’opinion publique et des milieux religieux à Bunia, alors que l’affaire est toujours pendante devant les instances judiciaires compétentes. À ce stade, aucune réaction officielle n’a été rendue publique ni par l’église concernée, ni par la personne mise en cause dans la plainte initiale. Rédaction
Le Centre de formation professionnelle en menuiserie de Nyankunde, situé dans le territoire d’Irumu, a organisé ce jeudi 18 décembre 2025 une cérémonie officielle de remise de brevets, marquant la fin de la formation de plusieurs apprenants. La cérémonie s’est déroulée en présence des responsables du centre, des formateurs, des bénéficiaires ainsi que des membres de la communauté locale, venus encourager les nouveaux lauréats. Après plusieurs mois de formation théorique et pratique, quatorze (14) apprenants ont reçu leurs brevets, attestant de leurs compétences acquises dans le domaine de la menuiserie. Dans son allocution, le formateur Lebito a salué l’engagement, la discipline et la persévérance dont ont fait preuve les lauréats tout au long de leur parcours. Il a souligné l’importance de la formation professionnelle comme un levier essentiel de lutte contre le chômage et un moyen efficace de promotion de l’autonomie des jeunes. Il a, par ailleurs, encouragé les jeunes de Nyankunde et des environs à s’intéresser davantage aux métiers techniques et artisanaux, les invitant à s’inscrire au centre afin d’acquérir des compétences pratiques et utiles pour leur insertion socio-économique. La cérémonie s’est clôturée dans une ambiance conviviale, marquée par des échanges fraternels et des messages d’encouragement adressés aux nouveaux brevetés, appelés à mettre leur savoir-faire au service de la communauté. Jean-Claude Baraka
Justice/Ituri: La Cour d’Appel rappelle à l’ordre les Juges sur le traitement discourtois des avocats à l’audience La Cour d’appel de l’Ituri est montée au créneau pour dénoncer les comportements jugés discourtois de certains magistrats du siège à l’égard des avocats lors des audiences publiques. Dans une correspondance officielle datée du 16 décembre 2025, le Premier Président de la Cour d’appel de l’Ituri a fermement rappelé les règles de respect devant guider les acteurs judiciaires vis à vis des Avocats au Ressort. Dans cette note transmise aux chefs des juridictions du ressort de la Cour d’appel de l’Ituri, notamment ceux des Tribunaux de Grande Instance de Bunia ainsi que des Tribunaux de Paix d’Aru, Mahagi, Mambasa, Djugu et Irumu, il est fait état de plaintes répétées concernant des propos déplacés et des attitudes désobligeantes de certains juges envers les avocats lors des audiences. Le Premier Président proscrit formellement ces pratiques et instruit les responsables des Juridictions de veiller au strict respect de ces directives par les magistrats placés sous leur autorité. Il rappelle ensuite que les avocats sont des partenaires clés de la justice dont la présence contribue au caractère équitable des procès et qu’ils doivent être traités avec courtoisie, respect et considération. Par ailleurs, la même correspondance appelle également les avocats, par l’entremise du Bâtonnier de l’Ordre à respecter leur serment professionnel et à s’abstenir de tout comportement contraire à l’éthique dans l’exercice de leur profession. Cette mise au point vise à renforcer un climat serein au sein des juridictions de l’Ituri, dans l’objectif de garantir une justice équitable, crédible et respectueuse des droits de toutes les parties. Il est à noter que cette démarche s’inscrit dans le cadre de l’amélioration du fonctionnement de l’appareil judiciaire en province de l’Ituri. Ppur rappel, certains observateurs estiment que les mêmes comportements décriés règnent en maître devant la justice militaire et regrettent que le Premier Président ne les ait pas copié en qualité de leur président de la chambre de discipline en Ituri ! Rédaction
Mahagi-Nioka:Le Diocèse annonce le décès inopiné du Révérend Abbé Eric Abedilembe Awacanok Le diocèse de Mahagi-Nioka a annoncé avec une profonde tristesse le décès de l’Abbé Éric Abedilembe Awacanok, survenu le mardi 16 décembre 2025 à Kinshasa, après une courte maladie. Selon le communiqué nécrologique signé par le Secrétariat-Chancellerie du diocèse, l’illustre disparu est décédé aux environs de 10 heures, au Centre de santé Mimzoto, situé sur la route Matadi, dans le quartier Mbeseke, commune de Mont-Ngafula. Doctorant à l’Université Catholique du Congo (UCC/Kinshasa), l’Abbé Éric Abedilembe Awacanok était un prêtre engagé au service de l’Église et de la formation intellectuelle. Né le 26 juin 1972, il avait été ordonné prêtre le 19 mars 2004, consacrant plus de vingt ans de sa vie au service pastoral et académique. La dépouille mortelle a été acheminée à la morgue de l’Hôpital Général de Référence Saint Joseph de Limete, en attendant son rapatriement à Mahagi, où se dérouleront les obsèques. Le programme officiel des funérailles sera communiqué ultérieurement. Dans son message, Monseigneur Sosthène Ayikuli Adjuwa, évêque de Mahagi-Nioka, a adressé ses condoléances chrétiennes à la famille biologique du défunt, au clergé, aux consacrés, aux fidèles laïcs du diocèse ainsi qu’aux amis et connaissances de l’Abbé Éric Abedilembe. « Que par la miséricorde de Dieu, l’âme de notre cher Abbé Éric Abedilembe repose en paix », conclut le communiqué. Rappellons que le décès de ce prêtre avec une proximité légendaire pour les jeunes a perturbé tout Mahagi de partout au monde et demeure a la une des médias sociaux ! Rédaction
Une plainte officielle a été déposée auprès de l’Auditorat supérieur près la Cour militaire de l’Ituri contre un responsable religieux, accusé de faits graves portant atteinte à la morale et à la dignité humaine. Selon le document consulté, la victime affirme avoir saisi, en date du 17 octobre 2024, l’autorité judiciaire compétente afin que justice soit rendue à son sujet. La plainte a été formellement enregistrée à l’Auditorat supérieur de l’Ituri, comme en atteste le cachet de réception. Dans sa correspondance adressée à l’auditeur supérieur, le plaignant indique que l’inculpé présumé serait son pasteur depuis plusieurs années. Il affirme avoir été à plusieurs reprises invité dans des lieux isolés et soumis à des avances à caractère sexuel, des faits qu’il dit avoir constamment refusés. La victime précise également que certaines de ces avances auraient été enregistrées sous forme audio, et que ces éléments de preuve pourraient être mis à la disposition de la justice au moment opportun, afin d’éclairer l’enquête. Estimant les faits graves, le plaignant sollicite l’application rigoureuse de l’article 174, alinéa d, du Code pénal congolais (Livre II), tout en appelant les autorités judiciaires à faire toute la lumière sur cette affaire. Pour information, des copies de la plainte ont été transmises à plusieurs autorités civiles, militaires et administratives de la province de l’Ituri, ainsi qu’aux responsables nationaux de l’église concernée à Kinshasa. À ce stade, aucune déclaration officielle de la part de la personne mise en cause n’a été rendue publique. L’affaire suit son cours devant les instances judiciaires compétentes, dans le respect de la présomption d’innocence. Alex Shabdina
Ndama, 17 décembre 2025 – Près de 200 participants, issus des sept groupements de la chefferie des Djukoth, dont celui de Berunda situé à près de 250 km, ont pris part ce mercredi à une tribune d’expression populaire organisée dans la salle polyvalente de la chefferie, en territoire de Mahagi. Cette activité, organisée dans le cadre du projet Nashiriki kwa Masikilizano 2, visait à promouvoir le dialogue communautaire démocratique autour des conflits fonciers, notamment les conflits de limites, ainsi que des tracasseries policières, en particulier les arrestations arbitraires et les amendes jugées excessives par la population. La rencontre a été présidée par Sa Majesté Jean Lossani Atinda, chef de la chefferie des Djukoth, en présence des sept chefs de groupement, ainsi que des autorités judiciaires, policières et administratives. Trois interventions principales ont marqué les échanges : le Président du Tribunal de Paix de Mahagi, qui a éclairé l’assistance sur le cadre légal des conflits fonciers ; le Commandant de la Police du territoire, qui a précisé le rôle et les limites de la Police nationale congolaise dans ces litiges ; le chef de chefferie, qui a insisté sur la résolution pacifique des conflits à travers les mécanismes coutumiers. Le point fort de la journée a été la séance de questions-réponses, saluée par les participants comme un véritable dialogue démocratique, permettant aux citoyens d’exprimer librement leurs préoccupations directement aux autorités. À l’issue des échanges, des recommandations ont été formulées et un comité de suivi communautaire mis en place pour assurer la mise en œuvre des résolutions. La tribune a connu une participation massive et inclusive, réunissant autorités coutumières, société civile, associations féminines, acteurs de sécurité, notables, médias locaux et citoyens. Plusieurs participants ont salué une initiative inédite, soulignant qu’il s’agissait d’une première rencontre directe avec les responsables coutumiers, judiciaires et sécuritaires. Pour la société civile des Djukoth, ce projet constitue une véritable thérapie aux conflits. « Nous repartons satisfaits et rassurés », a déclaré Jacques Pitua, acteur local de la société civile. Clôturant la rencontre, le chef de chefferie a qualifié cette tribune de leçon pédagogique et de dialogue démocratique, remerciant les organisateurs pour leur engagement en faveur de la paix et de la cohésion sociale. Après les chefferies des Anghals Mokambo et des Djukoth, l’activité se poursuivra cette semaine dans les chefferies de Walendu Watsi et de Panduru. Elle est organisée par l’ONG FLEVICA, en partenariat avec International Alert, dans le cadre du projet Nashiriki kwa Masikilizano 2, mis en œuvre par le consortium NRC, International Alert, Justice Plus et Search for Common Ground, avec l’appui financier de l’Union européenne en territoire de Mahagi. Rédaction
La base militaire de Fataki, située à près de 90 kilomètres au nord de Bunia, a accueilli ce mercredi une cérémonie solennelle de remise des médailles des Nations Unies aux Casques bleus népalais de la MONUSCO, en reconnaissance de leur engagement en faveur de la paix et de la protection des civils en Ituri. Au total, 576 soldats de la paix ont été décorés après une année de service sur le terrain. Cette distinction consacre leur contribution dans une région longtemps marquée par l’insécurité et les violences armées. Parmi les interventions saluées, la docteure Dipsana Bista a mis en avant le rôle médical crucial joué par le contingent népalais, qui a assuré plus de 627 évacuations sanitaires depuis le début de l’année, au bénéfice des civils et des militaires des FARDC blessés. « Nous sommes fiers d’avoir pu sauver des vies et d’apporter une aide médicale d’urgence aux blessés de la communauté. Nous avons stabilisé les patients avant leur évacuation depuis Djaiba, Lodha et Fataki vers Bunia, civils comme militaires des FARDC », a-t-elle déclaré. Les autorités locales, les FARDC et les déplacés internes ont unanimement salué le rôle déterminant du contingent népalais. Le général Antoine David Mushimba, commandant de la 32ᵉ région militaire, a souligné l’impact de leur présence : « Sans ce contingent, il y aurait eu beaucoup plus de pertes humaines et de dégâts, notamment dans les sites de déplacés et le long de la Route nationale n°27. Ils ont énormément contribué à la protection des civils. Personnellement, je dois ma vie à la MONUSCO. » Déployés à Bunia, Fataki, Jina et récemment à Amee, les Casques bleus népalais ont renforcé la sécurité à travers des patrouilles régulières, des opérations robustes de protection des civils et la mise en œuvre de projets à impact rapide. Ces actions ont notamment permis la réhabilitation de routes, la construction de ponts et l’installation d’éclairage public dans les sites de déplacés, favorisant la reprise des activités économiques et scolaires. Pour Safari Malo, président du site des déplacés de Lodha, l’impact est tangible :« Ils ne nous ont jamais abandonnés. Chaque fois qu’il y a une attaque, même à plusieurs kilomètres de leur base, ils interviennent. L’éclairage installé dans le site a réduit les attaques des miliciens. » En une année, le contingent népalais a réalisé quatre projets communautaires, bénéficiant à plus de 25 000 personnes, tout en facilitant des dialogues intercommunautaires pour réduire les tensions. Leur engagement humanitaire s’est également traduit par des campagnes médicales gratuites et l’escorte sécurisée des élèves finalistes lors des examens. La cérémonie s’est déroulée en présence du chef de bureau de la MONUSCO à Bunia, Josiah Obat, du commandant du Secteur Nord de la Force, le général Saif, et du commandant de la 32ᵉ région militaire des FARDC. Elle s’est clôturée dans une ambiance conviviale, marquée par des danses traditionnelles népalaises, symboles de fraternité et de solidarité pour une paix durable en Ituri. Alex Shabdina
Ce mercredi 17 décembre, le centre de formation professionnelle « Merveilles de Dieu » a officiellement clôturé sa session de formation intensive en médecine traditionnelle. La cérémonie, empreinte d’enthousiasme, s’est déroulée dans la salle de l’église AIC en présence des autorités locales. Sous la direction de l’expert Jacques Mokosa, cette initiative avait un double objectif : lutter contre le chômage des jeunes et doter la communauté de compétences pratiques en santé naturelle. Durant plusieurs jours, les apprenants ont été initiés aux secrets des plantes médicinales pour traiter des pathologies récurrentes telles que : Les maux d’estomac ;Les infections urinaires ;Les hémorroïdes ;Les hépatites (A, B et C). Loin de se limiter à la théorie, la formation a mis l’accent sur l’expérimentation. Un choix payant, si l’on en croit la satisfaction des bénéficiaires. « Cette formation va nous aider à répondre concrètement aux problèmes sanitaires. Nous avons testé nos préparations durant la phase pratique et les résultats sont concluants », a confié un participant à notre rédaction. Lors de son discours de clôture, Jacques Mokosa a exhorté la population de Ndrele et des environs à faire confiance à ces nouveaux techniciens de la santé verte. Selon lui, le soutien de la communauté est essentiel pour permettre à ces lauréats de « donner le meilleur d’eux-mêmes pour sauver des vies ». La cérémonie s’est achevée dans un climat de grande satisfaction générale, marquée par de nombreux témoignages positifs saluant la gratuité et la qualité de l’enseignement reçu. uyirwoth Jakwong’a Dieudonné
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