Depuis quelques jours, la ville de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, est placée sous une surveillance militaire renforcée. Une unité spécialement déployée patrouille les rues et contrôle rigoureusement l’usage des cartes d’électeur. Selon plusieurs témoignages, ces opérations débutent chaque soir dès 18 heures voire 19 heures. Toute personne incapable de présenter sa carte s’expose à des tracasseries, menaces ou contrôles prolongés. Une situation qui inquiète une partie de la population, laquelle dit se sentir intimidée et restreinte dans sa liberté de mouvement. Si les autorités justifient ces mesures par des impératifs d’ordre et de sécurité, des habitants estiment qu’elles instaurent plutôt un climat de peur dans certains quartiers, perturbant le quotidien. Pour l’heure, l’armée n’a pas communiqué officiellement sur la durée ni les objectifs précis de cette opération. En attendant, les Buniatropes sont appelés à garder leurs documents à portée de main pour éviter tout désagrément. Cette situation relance le débat sur l’équilibre à trouver entre sécurité, obligations administratives et respect des libertés citoyennes. Djodjo Djamba
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