Après seulement six semaines de répit, la tracasserie militaire a refait surface dans la chefferie des Djukoth, territoire de Mahagi, en Ituri. La population a exprimé son ras-le-bol ce vendredi 29 août à Djukoth, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. Selon la sous-coordination de la société civile de la chefferie des Djukoth, « nous avons été surpris par le retour brusque des militaires sur les routes de desserte agricole, exigeant obligatoirement un montant de 2 000 shillings ougandais, soit environ 1 700 francs congolais, à tout passant », a fait savoir Jack Pithua, sous-coordonnateur de cette structure citoyenne. Il a, par ailleurs, appelé les autorités militaires — qui avaient momentanément retiré ces positions pendant six semaines, au grand soulagement de la population — à instruire leurs éléments de laisser circuler librement les habitants sur les routes, à l’exception des positions d’Isiro et de Kuda comme convenu, et de se consacrer pleinement à leurs missions régaliennes. En conclusion, la province de l’Ituri traverse une période délicate où le partenariat civilo-militaire demeure indispensable pour un retour effectif de la paix. Rédaction
![]()










